Soyons clairs… Sur le principe, la vaccination n’a rien d’inquiétant. On injecte, dans un organisme en bonne santé, un microbe atténué ou un simple fragment de celui-ci, afin de déclencher une réaction salutaire. En l’occurrence, la fabrication d’anticorps destinés à empêcher la maladie infectieuse de provoquer des complications graves voire mortelles. Quand on y réfléchit un tant soit peu, le procédé est homéopathique ! En effet, les deux techniques ne consistent-t-elles pas à donner un poison très dilué pour prévenir ou guérir les symptômes que le même poison provoque à l’état naturel ? Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’homéopathie a été inventée en 1796 par le médecin allemand Hahnemann, l’année même où, simultanément, son confrère anglais Jenner testait la toute première vaccination.

Pourtant, si les deux méthodes sont intellectuellement similaires, si l’une et l’autre soignent le mal par le mal, il faut bien reconnaitre que la médecine en tube suscite beaucoup moins de défiance que la prévention en seringue. Ainsi, ces dernières années, alors que les trois-quarts des Français plébiscitaient l’homéopathie, une proportion égale s’angoissait des effets secondaires vaccinaux. Et tout porte à croire qu’il s’agissait des mêmes personnes, lesquelles échappaient dans les deux cas aux griffes de Big Pharma. Que l’on se rassure, le premier pouvoir financier mondial, après les GAFA, a su bénéficier de la crise sanitaire pour tirer sa double épingle du jeu en réglant le compte à la fois des adeptes des médecines naturelles et de ceux que l’on affuble avec mépris du sobriquet d’antivax. La suppression en pharmacie, dès le début de la pandémie, des petits granules si efficaces dans les douleurs, les poussées de fièvre et les états dépressifs, en particulier chez la personne âgée, a été compensée par la prescription de paracétamol et d’antidépresseurs chimiques dont les ventes ont littéralement explosé depuis un an. On pourra toujours regretter les thérapeutiques alternatives, lesquelles, quitte à n’être pas plus efficaces, avaient au moins l’avantage de n’entraîner aucune toxicité.

Quant aux vaccins, la stratégie de leurs fabricants pour les vendre a été redoutablement efficace. La tragi-comédie s’est déroulée en cinq actes, sans compter le rôle possible des laboratoires dans la genèse réelle de la pandémie puisque toute enquête a été interdite.

Acte 1 : Favoriser le développement de l’épidémie en bloquant autant la confection de masques que la préparation de soluté hydroalcoolique, en niant initialement l’intérêt des mesures barrières et en dissimulant pendant plusieurs semaines la réalité de la propagation virale.

Acte 2 : Créer une panique générale en communiquant quotidiennement sur des chiffres devenus tout-à-coup alarmants. Ceux des contaminations, gonflés par les tests faussement positifs. Ceux des consultations médicales, parfois abusivement estampillées Covid pour être mieux rémunérées. Ceux des décès, systématiquement imputés au Coronavirus en l’absence d’autopsies diagnostiques.

Acte 3 : Présenter la vaccination comme la seule issue possible en dénonçant la prétendue dangerosité des traitements curatifs. Exit l’hydroxychloroquine, la colchicine, l’ivermectine et tous les autres. Banies les thérapeutiques naturelles comme la vitamine D ou le zinc. Aucun essai sérieux des antiviraux, malgré leur efficacité confirmée sur la grippe, l’hépatite C ou le sida. Des immunoglobulines réservées exclusivement à quelques privilégiés. Des experts payés par les firmes pharmaceutiques pour nous expliquer, en s’appuyant sur des publications scientifiques bidonnées, que les essais randomisés … bla, bla, bla… preuves formelles… bla, bla, bla … rapport bénéfices-risques… bla, bla, bla…

Acte 4 : Produire les vaccins en un temps record. Dix mois au lieu de dix ans. En zappant forcément certaines étapes, à commencer par les essais humains. Et revoilà les mêmes consultants, sur les mêmes plateaux télés, venus nous reparler des mêmes études comparatives en double aveugle. Vous savez bien… Celles qu’ils avaient brandies quelques semaines plus tôt pour disqualifier les médicaments et leurs prescripteurs. Eh bien figurez-vous que ces études étaient devenues entretemps totalement inutiles pour mettre un nouveau vaccin sur le marché. Mais si, puisqu’on vous le dit ! Cela s’appelle “Progrès de la Médecine”.

Acte 5 : Rassurer les futurs vaccinés.  Probablement la partie la plus délicate, car contrairement à une opinion largement répandue dans le milieu scientifico-médiatique, les patients ne sont pas obligatoirement des imbéciles. Et pas plus dans notre beau pays qu’ailleurs. Quand on leur dit tout et son contraire à quelques semaines d’intervalle, ils sont en droit d’exprimer un doute légitime. Sans revenir sur la gestion douteuse de la vaccination contre l’hépatite B, sur celle calamiteuse de la vaccination antigrippale et celle sulfureuse de la vaccination contre le papillomavirus, la campagne anti-Covid restera longtemps comme la caricature de tout ce qu’il ne faut pas faire. Difficile de vaincre la suspicion quand on commence à vacciner les plus âgés en sachant qu’ils seront morts d’autre chose avant de révéler d’éventuels effets secondaires ; ou quand on voit le gouvernement instaurer un passeport sanitaire pour rendre le vaccin « obligé » mais pas « obligatoire » afin de ne pas devoir indemniser les accidents potentiels ; ou quand on constate que la population-cible un jour, représente celle contre-indiquée le lendemain ; ou quand on apprend que la seconde dose doit être faite quinze jours, puis un mois, puis deux mois, puis trois mois plus tard, et finalement qu’elle n’est pas nécessaire et peut d’ailleurs être faite avec un autre type de vaccin ; ou quand on découvre que les demi-doses de produit immunisent mieux que les entières, et que, de toutes façons, les vaccins n’empêchent pas les formes graves provoquées par les variants ; ou encore quand la température de conservation est réévaluée de 60 degrés ; ou quand on voit se créer, déjà, les premières associations de victimes.

Pourtant, il aura suffi d’une seule phrase pour balayer toute cette inquiétude. Un slogan magique largement utilisé en période de soldes. « Il n’y en aura pas pour tout-le-monde ! ». Alors, comme s’il s’agissait d’un produit de première nécessité, tout-le-monde en question s’est précipité, faisant la queue sur le trottoir. Non pas devant les grilles des supermarchés mais dans des vaccinodromes, pleins de vaccinateurs et vides de vaccins. Car, comble de l’ironie, après avoir passé des mois à tenter de convaincre des millions d’indécis, on a fini par oublier l’essentiel : les flacons ! A force de stimuler la demande, on en a négligé l’offre. La menace de pénurie s’est effectivement réalisée pour la vaccination.

Par contre, en ce qui concerne la déception, il y en aura largement pour tout-le-monde.

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