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Les infos du Costa Deliziosa • Le blog du Docteur Gimbert : Le blog du Docteur Gimbert

Le blog du Docteur Gimbert

Souvent la tête dans les nuages… mais les pieds parfois sur terre !!

Bienvenue sur mon blog médical mis temporairement à la disposition de nos amis du TDM 2020 du Costa Deliziosa

Ce blog est à vocation professionnelle, destiné à mettre en ligne les cours, formations et conférences médicales que j’anime tout au long de l’année dans les hôpitaux et les EHPAD de la France métropolitaine et ultramarine. Mes élèves, stagiaires et auditeurs peuvent se rendre directement à la rubrique les concernant en naviguant dans le menu et ses sous-menus. Le public non professionnel de santé y trouvera également des conseils médicaux pratiques, validés par un Comité Scientifique et en lien avec mon site hébergé chez Docvadis. Je profiterai de la période de confinement prolongé pour étoffer les contenus.

Pendant une courte période, la page d’accueil sera consacrée aux péripéties survenues à l’occasion d’une croisière que j’ai effectuée du 5 janvier au 24 avril sur le Costa Deliziosa. Confrontée à la pandémie Covid-19, la Compagnie Costa n’a pas respecté ses obligations légales en maintenant contre vents et marées sa date contractuelle de fin de croisière prévue initialement au 26 avril. Costa a refusé d’interrompre la croisière et de rapatrier ses passagers en leur imposant un itinéraire Bis sans leur demander leur accord et en les bloquant près de cinq semaines à bord sans possibilité de mettre le pied à terre. Heureusement, le Commandant du Deliziosa a fait de son mieux, compte-tenu des contraintes ordonnées par son employeur, pour protéger ses passagers et son équipage, lequel a fait preuve d’un dévouement exceptionnel. 

J’ai adressé à la demande de très nombreux passagers français une lettre à Costa Croisières que je reproduis ci-dessous. Je réponds à toutes les questions et aux messages postés sur ma page de contact, dans un délai aléatoire inversement proportionnel à mon temps libre. L’adresse mail liée à mon blog est la suivante : jeancharlesgimbert@gmail.com

D’autres articles avec des anecdotes, des témoignages et beaucoup d’infos viendront peu à peu compléter cette page

A très bientôt…


Lettre d’un passager du Deliziosa aux dirigeants de Costa Croisières

Madame, Monsieur,

je suis un client fidèle et exclusif de Costa croisières depuis 20 ans, carte « diamante ». Je viens de faire le tour du monde 2020 et m’apprête à faire celui de 2021, si celui-ci a lieu. J’ai choisi de prendre l’avoir que vous proposiez pour une prochaine croisière Costa plutôt que le remboursement. Je ne peux donc pas être taxé d’opposition farouche à l’encontre de votre compagnie.

Par ailleurs je suis médecin avec entre autres qualifications, celles de gériatrie et d’épidémiologie. À ce titre, j’ai été désigné par une majorité des passagers français du Deliziosa comme leur représentant et par les services du MEAE (Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères) comme leur seul correspondant à bord. J’estime par conséquent être autorisé, en leur nom, à vous poser un certain nombre de questions importantes :

Pourquoi, malgré les injonctions de l’Organisation Mondiale de la Santé, Costa n’a-t-il, à aucun moment, proposé à ses passagers d’arrêter leur croisière et de les faire rapatrier ?

Pourquoi, alors qu’il en avait l’obligation juridique (article L. 211-13 du code du tourisme), Costa a-t-il imposé un changement d’itinéraire à ses passagers sans leur laisser le choix d’accepter ou de refuser cette modification ?

Pourquoi Costa s’est-il permis d’inclure dans son nouvel itinéraire des escales nécessitant des précautions sanitaires (vaccinations, traitement antipaludéen) alors qu’il se savait incapable de les faire respecter au risque de mettre en péril la santé de ses voyageurs ?

Pourquoi Costa a-t-il voulu obstinément achever sa croisière à la date contractuelle initialement prévue du 26 avril, obligeant ses passagers à passer cinq semaines sur le Deliziosa sans mettre le pied-à-terre et naviguant à moins de 10 km/h pour arriver au terminus le plus tard possible ?

Pourquoi Costa n’a-t-il rien fait pour obtenir l’autorisation dérogatoire d’accoster dans le port de Marseille en refusant de sortir son navire Pacifica du quai où il séjournait depuis cinq semaines, en exigeant de débarquer tous ses passagers au lieu des seuls Français et en ne cherchant jamais à arriver avant le MSC, pourtant parti d’Australie 10 jours après le Deliziosa ?

Pourquoi Costa a-t-il refusé de rester 24 heures de plus à Barcelone alors qu’il en avait le temps et la possibilité afin de débarquer beaucoup plus de français dont un grand nombre de personnes âgées et/ou handicapées et/ou fragilisées par des comorbidités ?

Pourquoi Costa a-t-il voulu organiser seul le rapatriement de ses passagers à partir de Gênes en repoussant la proposition d’assistance des autorités françaises, mettant ainsi délibérément en danger plusieurs personnes abandonnées par leur autocar en pleine nuit loin de leur domicile ?

Je vous demande de répondre à ces questions que se posent mes compatriotes ou au moins à leur apporter quelques explications qui, pour l’instant, leur échappent complètement. La qualité de vos éclaircissements permettra peut-être d’éviter leur inscription massive à la « class-action » mise en place par nos amis italiens avec l’assistance d’un cabinet d’avocats de Savonne et à laquelle, pour le moment, aucun d’entre nous n’envisage encore de participer.

J’adresse copie du présent courrier au Commandant du Deliziosa qui a fait de son mieux pour protéger ses passagers et son équipage tout en obéissant aux ordres de son employeur. J’en envoie également copie aux autorités françaises avec lesquelles j’ai collaboré au cours des trois dernières semaines de croisière et que j’ai constamment informées de la situation sanitaire des français à bord : le directeur du Centre de Crise et de Soutien du MEAS, le médecin-conseil de ce Centre, l’ambassadeur de France à Rome, le consul général de France à Milan et le consul honoraire à Gênes.

Dans l’attente de vos réponses « dans un délai raisonnable », je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

JCG, passager du Costa Deliziosa, cabine 7290


09/05/2020

La valeur du titre Carnival à Wall Street CARNIVAL continue à s’enfoncer et Costa Croisières prolonge jusqu’au début Juillet la suspension de ses croisières.

Il fut un temps, la croisière s’amusait. Cette époque apparaît bel et bien révolue, face à la pandémie de Covid-19 et aux importantes restrictions de voyage qui l’accompagnent. Carnival Corporation, le numéro un mondial des croisières, a annoncé qu’il prolongeait d’un mois supplémentaire la suspension de ses opérations. Sur les marchés actions américains, le titre continue à chavirer portant à près de 75 % son naufrage.
La liquidité demeure le principal problème du secteur, tout particulièrement pour Carnival, ajoute Berenberg. Le groupe chercherait à lever une dizaine de milliards de dollars. Très mauvaise nouvelle en prévision d’un remboursement des passagers « dans un délai raisonnable » (Source : ZoneBourse.com)


09/05/2020

Soyez vigilants : les bagages commencent à arriver plus ou moins à l’improviste… Raison de plus pour rester chez vous !!


Les nouvelles promotions Costa commencent aussi à arriver…

Costa a déjà l’air d’avoir complètement zappé les compensations financières qu’il nous doit… De quoi s’inquiéter !! Voilà le courriel que je viens de recevoir :

Cher Monsieur Gimbert,

Ce fut un réel plaisir de vous accueillir lors de votre dernière croisière (tu parles !) et nous avons hâte de vous souhaiter de nouveau la bienvenue à bord de nos navires !
Voici, rien que pour vous, une réduction spéciale de 10 % sur le prix de votre prochaine croisière en tarif Total Comfort ou Deluxe, valable pendant 1 an à compter de la fin de la dernière croisière effectuée.

N’oubliez pas de le communiquer lors de l’achat de votre nouvelle croisière.
Consultez les conditions et limites du droit à la réduction sur http://www.costacroisieres.fr/

 


Poème rédigé et mis sur son site par la plus connue des passagères du Deliziosa à propos de la plus connue des hôtesses de Costa prénommée AL comme… ALexandrins

https://bclerideaurouge.wordpress.com/2020/04/26/tour-du-monde-deliziosa-05-01-2020-26-04-2020/


27/04/2020

La vérité sur l’affaire du port de Marseille

Le 16 avril dernier, dans un communiqué, Pierre Dartout, préfet des Bouches-du-Rhône, a refusé d’accorder une dérogation pour l’accostage au port de Marseille du navire de croisière Costa Deliziosa, battant pavillon italien, avec à son bord 426 français, dont un certain nombre d’habitants de la région PACA. Comment en est-on arrivé là ?

Un collectif de passagers français et une pétition

Rédigée par un comité représentatif des passagers français et envoyée à Costa Croisières, une lettre réclamait, dès le 27 mars,  d’une part, l’accostage dans un port français en l’occurrence Marseille et, d’autre part, une compensation financière acceptable à l’instar de celle proposée par la concurrence. Cette lettre a été signée en à peine quelques heures par plus de 200 personnes représentant la moitié des Français à bord. Elle a ensuite été transmise par Costa aux autorités françaises qui leur ont répondu dès le 3 avril que ce ne serait pas possible pour plusieurs raisons, reprises ultérieurement par le Préfet dans un communiqué de presse.

Les explications « officielles » du Préfet

Voici le teste communiqué aux médias par le Représentant de l’Etat :

« En application du décret du 23 mars 2020, il est interdit jusqu’au 11 mai 2020, à tout navire de croisière, avec ou sans passagers, de faire escale, de s’arrêter ou de mouiller dans les eaux intérieures et la mer territoriale françaises, sauf dérogation du représentant de l’État.

Depuis le 15 mars dernier, la préfecture a déjà autorisé des dérogations pour l’accostage au grand port maritime de Marseille de six navires de croisière, ayant permis le rapatriement de plus de 2 200 passagers français et européens.

Deux navires de la société Costa, le Pacifica et le Luminosa, ont bénéficié de ces autorisations pour organiser ces rapatriements.

La société Costa Croisières sollicitait le débarquement de la totalité des passagers du Costa Deliziosa soit 1 400 personnes dont 426 français.

Or, trois navires de croisière arrivés avant le 15 mars sont toujours accueillis au port de Marseille. Deux d’entre eux appartiennent à l’armateur Costa : l’Aida Sol (500 membres d’équipages à bord) et le Smeralda (1 600 membres d’équipages à bord).

Ces opérations mobilisent déjà très fortement les forces de sécurité (police aux frontières, gendarmerie maritime) et les autorités sanitaires.

Celles-ci seront également mobilisées en début de semaine prochaine par le débarquement du MSC Magnifica, navire dont la destination finale était Marseille et auquel il avait été préalablement accordé une dérogation pour organiser le débarquement de plus de 1 700 passagers de toutes nationalités, dont 700 Français mais aussi de nombreux Allemands, Italiens et Espagnols ».

D’autres raisons moins avouables

Certes il aurait suffi à Costa de sortir un de ses bateaux, comme le Pacifica qui squattait le port depuis près de 5 semaines, de s’engager à ne débarquer que les Français ou de forcer un peu l’allure pour arriver à Marseille avant le MSC. Et Costa n’a strictement rien fait de tout cela…. Mais, côté français, il y avait probablement d’autres raisons beaucoup plus politiques… Nul n’est censé ignorer, à part les voyageurs portant leur masque sur les yeux, que les bateaux de croisière sont parmi les plus gros pollueurs de la planète par leur utilisation d’un fioul à la fois peu onéreux et de qualité médiocre. Les microparticules toxiques déversées, même à quai, par les gigantesques cheminées se répandent comme une traînée de poudre sur les milliers de riverains qui pétitionnent en vain depuis des années afin d’empêcher l’accostage de ces mastodontes. Or, en France, on est toujours en période électorale et les quelques passagers français du bord ne pèsent pas bien lourd dans les urnes locorégionales. Ainsi les élus qui firent mine de s’émouvoir et de nous soutenir n’avaient en réalité aucun intérêt, dans leur fief, à grogner trop fort au risque de se voir reprocher leur attitude par leurs propres électeurs. D’où leur totale inefficacité dans le cadre de ce dossier.

Qui plus est, Costa ne dispose que d’une flotte de croisière, polluante et peu rémunératrice pour le port de Marseille alors que son principal concurrent, MSC, possède de nombreux porte-containers, favorisant les échanges marchands et dégageant beaucoup moins de fumées toxiques lorsqu’ils restent à quai.

En plus, l’absence bienheureuse de cas de Covid 19 à notre bord nous a empêchés de faire valoir la nécessité d’un rapatriement sanitaire. Mais il serait abusif de nous en plaindre…

Tentative de passage en force de Costa

Ne parvenant pas à forcer le barrage marseillais par la négociation et ne voyant toujours pas de perspectives salvatrices du côté italien, Costa a alors eu l’idée de manipuler les passagers français pour accéder à ses fins. On adressa donc à chacun de nos compatriotes, de façon exclusive puisque aucun passager étranger ne l’a reçue, une lettre annonçant que malgré tous les efforts de la compagnie, le gouvernement français était resté sourd à ses demandes réitérées d’accéder au port de Marseille. Le hasard lui facilita les choses car au même moment, tous les passagers du bateau venaient d’être confinés dans leur cabine en raison d’une suspicion d’infection à Coronavirus chez un passager débarqué en urgence sanitaire, dans un état catastrophique, le matin même à Marsala (Sicile).

Dans cette atmosphère tendue et angoissée, les esprits se sont immédiatement enflammés et dès le lendemain, bien que toujours confinés, de très nombreux passagers français, profitant de la réception de la 4G depuis l’Italie toute proche, ont adressé des courriers assassins, des tweets vengeurs et des auto-reportages diffusés par tous les médias. Et tout cela pour le plus grand bonheur de Costa qui put constater à quel point son habile manipulation s’était avérée efficace.

Sauf que le Préfet est resté droit dans ses bottes, prêt à jouer les fusibles puisqu’un préfet sert essentiellement à cela. Il n’a finalement pas sauté et, soutenu par sa hiérarchie, il est même monté au créneau en multipliant à son tour les interviews afin de rabâcher ses arguments.

Soucieux de légitimer un peu plus sa décision, le serviteur de l’Etat ajouta un dernier paragraphe où il annonçait : « Le centre de crise du ministère de l’Europe et des affaires étrangères est pleinement mobilisé pour trouver une solution de débarquement rapide des passagers français dans les conditions de sécurité sanitaire qu’impose le contexte de la pandémie de Covid-19 ».

Personnellement je savais déjà, depuis quelques jours et de la bouche même du Directeur du Centre de Crise, que cette solution de débarquement s’appelait Barcelone…

Pourquoi l’option Barcelone a-t-elle en partie capoté ?

Depuis trois semaines le centre de crise et de soutien étudiait avec le gouvernement espagnol la possibilité de faire débarquer les passagers français en même temps que les Espagnols à Barcelone. Si pour les résidents hispaniques, l’accord est arrivé assez rapidement, en revanche cela a été plus difficile pour les Français. D’autant que la suspicion du cas de Corona virus a refroidi les ardeurs pendant 48 heures supplémentaires. L’accord n’est donc arrivé que le 18 avril. C’est moi-même qui l’ai annoncé directement au Commandant du Deliziosa en lui indiquant que mes compatriotes pourraient choisir entre deux options : soit débarquer à Barcelone et se faire rapatrier par la logistique des autorités françaises, soit rester sur le bateau jusqu’à Gênes (dont on venait d’apprendre que ce serait notre terminus de croisière) avant de se faire raccompagner chez eux par Costa.

C’est alors que l’incroyable s’est produit !! Costa a carrément refusé d’informer les Français de cette opportunité en ne passant aucun communiqué, ni écrit, ni à la radio. J’ai tenté d’organiser une réunion d’information le 18 avril au soir pour indiquer aux français qu’ils avaient la possibilité de débarquer deux jours plus tard en Catalogne et être immédiatement ramenés en France de façon hyper-sécurisée. Toutes mes affichettes ont été arrachées et ma réunion interdite par le Commandant lui-même qui m’a convoqué à 16 heures pour me le signifier personnellement (voir ci-contre la « convocation » portée dans ma cabine en début d’après-midi). J’ai tout juste pu prévenir verbalement mes amis de la nécessité de préparer leurs valises pour le lendemain.

Le 20 avril, nous sommes arrivés vers sept heures dans le port de Barcelone. À 9h30, une annonce au micro a prévenu les Français d’une réunion d’information à l’amphithéâtre, à peine une demi-heure plus tard, sur les « modalités de débarquement à Barcelone ».

L’hôtesse francophone a brièvement présenté les deux options en insistant lourdement sur les points négatifs du débarquement à Barcelone avec une « arrivée plus que tardive à Montpellier » suivie d’un examen médical long et de l’obligation de coucher à l’hôtel pour attendre le lendemain avant de finir le voyage, tout cela aux frais des voyageurs. Alors qu’en restant à bord jusqu’à Gênes, Costa nous ramènerait à la porte de notre domicile en « s‘occupant de tout et en prenant tout en charge ». Le sermon de présentation s’est achevé par un ultimatum. Nous devions nous décider avant midi précise pour descendre à Barcelone. Au-delà aucun débarquement ne serait autorisé. Malgré cette présentation calamiteuse, ce sont environ 120 personnes soit un bon quart des Français à bord qui ont choisi de faire leurs valises en urgence. D’autres regretteront longtemps de ne pas avoir pu être aussi réactifs que leurs compatriotes…

Ne tenant aucun compte de la demande du gouvernement français et de l’autorisation des autorités espagnoles, Costa a refusé de prolonger de quelques heures sa présence dans le port de Barcelone, au prétexte qu’il était attendu dès le lendemain dans le port de Gênes, devant lequel il restera en attente près de 24 heures. Or si le Deliziosa avait passé toutes ces heures là dans le port de Barcelone, cela aurait certainement permis de faire descendre plusieurs dizaines de ressortissants français supplémentaires. Nous avons donc quitté l’Espagne en même temps que les bus de rapatriement affrétés par le Quai d’Orsay et encadrés par le SAMU. Le soir même, Costa croisières s’enorgueillissait du résultat obtenu à travers plusieurs tweets (voir ci-dessous).

Si ce n’est pas un cri de victoire, ça y ressemble bougrement et, malgré le contexte dramatique, cela rappelle ceux que poussent parfois les gosses dans les cours des écoles maternelles.

Dès le lendemain, nous recevions des échos extrêmement favorables des « Barcelonais » qui louaient leur parfaite prise en charge sanitaire et sécuritaire par les autorités françaises. Dans le même temps, l’organisation de Costa paraissaient comparativement plutôt floue. La réunion préparatoire en milieu d’après-midi n’apportait aucune information sur l’heure de départ, le moyen de transport ou le lieu d’arrivée. Les hôtesses francophones répétaient en boucle « Costa s’occupe de tout » avant que l’une des deux récite un long poème sur les vertus de la jeunesse devant un parterre d’auditeurs qui avaient perdu la leur depuis belle lurette et étaient légitimement préoccupés par d’autres sujets bien plus importants.

Le motif invoqué par Costa pour expliquer sa très longue attente devant le port de Gênes sans pouvoir y pénétrer mettait en cause un vent prétendument beaucoup trop violent pour autoriser une entrée sécurisée. Cette annonce fut d’autant plus incomprise que le drapeau italien, n’étant animé par aucune brise, pendouillait tristement à la poupe du navire…

Le résultat fut que nous ne nous sommes arrimés à quai qu’en début d’après-midi, obligeant Costa a différer la plupart des transferts. Constatant que le manque d’organisation et de prévoyance de Costa atteignait une profondeur abyssale, ce fut la cohue devant le desk et le bureau des excursions pour quémander quelques précisions. Tous les passagers étaient excédés, en particulier les Français qui comprenaient enfin que Costa avait délibérément fait capoter la possibilité pour eux de débarquer à Barcelone, et cela apparemment pour faire payer aux autorités françaises leur refus d’ouvrir à Costa le port marseillais.

Les départs se sont ensuite échelonnés jusqu’au vendredi 24 après-midi de façon assez chaotique. Malheureusement les passagers n’ont pas été ramenés chez eux comme promis mais laissés à la gare ferroviaire des grandes villes les plus proches. Ensuite, « débrouille toi » ! Cela ne pose peut-être pas de problème majeur lorsqu’il s’agit de personnes relativement jeunes et alertes. Mais j’ai commencé dès le lendemain à recevoir certains témoignages parfois glaçants comme celui de cette octogénaire résidant en Haute-Savoie qui a été abandonnée par son bus à deux heures du matin à Lyon dans une gare en travaux, vide et tout éteinte, et qui n’a dû son salut qu’au passage inopiné d’un chauffeur de taxi rentrant chez lui. Ou l’histoire de ce couple âgé laissé en pleine nuit du côté de Nimes, à un bon kilomètre de son domicile qui s’est fait dérober ses valises pendant son trajet à pied. Cela est d’autant plus déplorable que les Autorités Françaises avaient proposé leurs services à Costa qui n’y a donné aucune suite.

Il est malheureusement à craindre que « l’affaire du Port de Marseille » ne laisse des traces indélébiles…

Je suis preneur de toutes les anecdotes, amusantes ou tragiques, relatives, soit aux transferts organisés par Costa à partir de Gênes, soit au rapatriement depuis Barcelone afin de les transmettre aux Autorités Françaises et d’en rapporter quelques unes de façon anonyme sur cette page. Merci pour vos contributions !


Une interview d’un couple d’amis paru dans « 20 minutes »…

https://www.20minutes.fr/societe/2764959-20200421-coronavirus-silence-costa-croisieres-anxiogene-lance-passager-deliziosa


26/04/2020

Pourquoi Costa s’en tire bien (pour le moment) avec sa compensation financière …

Lors de l’information des passagers concernant le changement d’itinéraire, Costa aurait dû informer les consommateurs de la possibilité d’accepter la modification d’itinéraire ou d’annuler le voyage, comme le spécifie l’article L. 211-13 du code du tourisme : « Lorsque le respect d’un des éléments essentiels du contrat est rendu impossible par suite d’un événement extérieur qui s’impose au vendeur, celui-ci doit le plus rapidement possible en avertir l’acheteur et informer ce dernier de la faculté dont il dispose soit de résilier le contrat, soit d’accepter la modification proposée par le vendeur ».

« Cet avertissement et cette information doivent être confirmés par écrit à l’acheteur », poursuit le texte de loi qui prévoit également que « lorsqu’il résilie le contrat, l’acheteur a droit, sans supporter de pénalités ou de frais, au remboursement de la totalité des sommes qu’il a versées ».

Cela signifie clairement que le remboursement aurait dû porter sur les deux derniers des quatre tronçons du Tour du Monde et représenter 50% au lieu des 35% octroyés. Costa a contourné la Loi pour proposer ces 50% non pas sous forme d’un remboursement mais d’un avoir à utiliser avant avril 2022, sachant qu’on ignore à quelle date reprendront les croisières…

Par ailleurs, à aucun moment Costa n’a proposé par écrit à ses passagers d’arrêter la croisière et de se faire rapatrier alors qu’il en avait l’obligation. Voilà du grain à moudre pour la class-action initiée par le groupe italien.

Petit complément d’information : confronté à une situation équivalente en 2017 (épidémidémie de peste à Madagascar ayant obligé le croisiériste à annuler plusieurs escales et à imposer un nouvel itinéraire), Costa n’avait proposé qu’un dédommagement minimal de 150 € par escale annulée, en plus sous forme d’avoir !! Figurez vous que c’était exactement ce qui était prévu pour nous avec le calcul suivant : 100 € par escale annulée (soit 1600 pour les 16 restant à faire dans notre itinéraire initial) et 70 € par excursion incluse, prépayée et supprimée (soit 350 € pour les 5 restantes), ce qui fait un total de 1950 € par passager, probablement sous forme de crédit à utiliser sur une prochaine croisière. D’ailleurs, pour s’en convaincre, il suffit de voir ce qui nous a déjà été octroyé à bord pour l’escale de Fremantle et l’excursion incluse à Perth.

Par conséquent, notre action, avec la lettre que vous avez signée, lettre qui a également été traduite et signée par les passagers allemands, espagnols, italiens, etc., soit près de 800 (huit cents) signatures au total, aura été indispensable pour obtenir une compensation financière acceptable… et d’ailleurs acceptée sans barguigner par les personnes qui nous ont le plus critiqués !!


21/04/2020

Conformément à ce qui était annoncé, les Français qui le souhaitaient ont pu descendre hier après midi à Barcelone. Le Gouvernement Espagnol n’ayant confirmé son accord qu’à 21H00 la veille, l’annonce n’a été faite qu’en début de matinée par Costa.

Une bonne centaine de personnes un peu prévenues par mes soins et surtout très réactives ont débarqué. Elles ont été accueillies de façon magistrale à Montpellier (comme je le raconterai plus tard) et ont pu regagner leur domicile dans des conditions optimales. Toutes sont extrêmement satisfaites et ont adressé aux autorités gouvernementales leurs plus vifs remerciements.

Plusieurs passagers se sont étonnés que je sois resté à bord alors qu’il est maintenant de notoriété publique (Commandant y compris) que je suis le seul interlocuteur à bord du Ministère des Affaires étrangères et que j’ai beaucoup oeuvré pour obtenir cette escale Barcelonaise. Je leur réponds que je n’ai pas voulu abandonner mes amis débarquant à Venise et que j’étais curieux de vérifier personnellement la qualité de service promise par Costa.

Nous venons d’avoir une présentation de 20 minutes… pour ne rien apprendre et ceux qui rabâchaient, en me narguant, qu’ils faisaient confiance à Costa, sont furieux. Ils sont obligés de rester dans leur cabine en scrutant leur boite à lettres pour savoir quel jour ils descendront, quel sera leur moyen de transport, pour quelle destination, en combien de temps et uniquement avec un change vestimentaire dans un petit sac de voyage. Aucune valise n’est autorisée.

J’en ai même entendu regretter ouvertement de ne pas avoir profité de l’option qui leur était offerte à Barcelone.


Article du « Parisien » du 21/04/2020

Dans les salons de réception du Corum de Montpellier (Hérault) devant le buffet, les voyageurs autour du monde du « Costa Deliziosa » découvrent dans la nuit de lundi à mardi avec étonnement et un peu de gaucherie les gestes barrière en vigueur en France depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19 : rester à bonne distance de son interlocuteur et garder le masque sur le visage. Quelques heures plus tôt, vers 16h30, ils avaient quitté le bateau de croisière de grand luxe dans le port de Barcelone pour monter dans des bus affrétés par le Quai d’Orsay : sept autocars pour transporter cent dix passagers seulement, afin de respecter les distances interpersonnelles.

Les autres Français du voyage (NDLR : 323 personnes sur 1800 passagers) ont préféré continuer jusqu’à Gênes (Italie), destination prévue à l’origine, où ils avaient organisé leurs propres moyens de transport. Fin de parcours d’un tour du monde débuté le 10 janvier, et qui a viré au confinement sans escale le 16 mars
Cinq heures de bus de Barcelone à Montpellier
En fin de soirée, vers 23h15, « les débarqués » ont été pris en charge par les équipes mobilisées à Montpellier. « Nous avons choisi Montpellier comme point de chute parce que nous avons accueilli des voyageurs avec des équipes du Sdis (pompiers) et de l’agence régionale de Santé capables de « checker » un grand nombre de personnes en peu de temps. Et ensuite le nœud ferroviaire permet de dispatcher tout le monde du sud vers le nord, d’est en ouest » explique Jacques Witkowski le préfet. « Tout le monde a joué le jeu et notamment les hôteliers qui ont répondu favorablement aux réquisitions du préfet » poursuit le maire Philippe Saurel. En moins d’une heure les globe-trotters ont fait l’objet d’un débriefing sanitaire complet.
Au terme de ce long périple de trente-cinq jours de navigation sans escale et de cinq heures de bus, les globe-trotters ont déposé leurs valises à roulettes dans le grand hall entre soulagement et exaspération qui a tourné à la colère devant le grand buffet dressé pour eux. « Ce qui était pénible c’était cette attente dans le bateau, ne pas savoir à quel moment tout cela allait finir, puisque plus personne ne voulait de nous » s’exclame cette voyageuse qui relativise l’inconfort de leur situation en mer. « J’estime que nous avons été pris et gardés en otage par Costa Croisières. A partir de l’Australie et de notre dernière escale à Albany, le 16 mars, ils avaient les moyens de nous rapatrier directement ou de hâter notre retour en France mais ils nous ont gardés sur le bateau pour des raisons purement financières » explique ce jeune père de famille qui brandit une pétition et souhaite réclamer des dommages et intérêts au croisiériste.
La compagnie a promis une indemnisation
« Il y a eu un total déficit de communication de la part de Costa. Nous avons été avertis juste deux heures avant le débarquement à Barcelone qu’il fallait faire les valises et descendre » relèvent Alexandra et Bertrand deux récents retraités lyonnais qui opèrent le distinguo entre la première partie de la croisière « sur les plus beaux sites du monde (Caraïbes, Chili, Panama, Tahiti…) et la seconde partie de navigation pure en abandonnant la boucle asiatique (Goa, Maldives, Seychelles).


19/04/2020

Un article de FranceBleu.fr

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-non-au-debarquement-a-marseille-des-421-francais-du-costa-deliziosa-1587137340?fbclid=IwAR3z2N0BV0GmjavhdDbUiSq1uKL2WgsVTkl4G48HDna8Hx3EEWzxrwaKSno


18/04/2020

J’ai été personnellement convoqué ce jour par le Commandant en présence d’une demi-douzaine de personnes dont nos deux correspondantes françaises, ainsi que Giovanni, Gaétano et des membres de la sécurité (dès fois que j’ai des réactions violentes…).

Il m’a été reproché d’être un fauteur de trouble, un empêcheur de tourner en rond (il me semblait pourtant que rien n’avait gêné les circonvolutions du Splendida Deliziosa au cours des dernières semaines permettant au MSC Magnifica de nous souffler la place dans le port de Marseille) et surtout d’être le webmaster du présent blog, hébergeur temporaire des quelques infos que nous réussissons à glaner ça et là.

Le Commandant m’a donc demandé de mettre un terme à mes activités… d’activiste jusqu’à la fin de la croisière (je devrais pouvoir tenir) et de passer par lui pour diffuser nos informations aux passagers puisque, apparemment, personne ne lui dit rien…

Par conséquent je ne tiendrai plus de réunion publique mais actualiserai quotidiennement cette page jusqu’à la fin de mon forfait Costa 3 Giga-octets, et ensuite régulièrement pendant quelques semaines. N’oubliez pas de vous y reporter de temps à autre, en particulier si nous étions dans l’obligation regrettable de devoir faire valoir nos droits par le biais d’une « class action » dans laquelle nous accueillerons volontiers nos signataires et ceux qui, sans signer, nous ont soutenu, et ceux qui sans nous soutenir se sont simplement abstenus de nous insulter.

Concernant notre port de débarquement, les différentes ambassades et cellules de crise internationales oeuvrent depuis plusieurs semaines pour trouver une solution de remplacement à Marseille. Toulon est occupé par le Charles de Gaulle. L’Italie a fermé tous ses ports et envisage d’ouvrir si possible Gênes ou Savone mais sans aucune certitude…

Il semblerait que la solution la plus probable soit Barcelone pour y débarquer la quasi-totalité des passagers. Concernant les Français, toute la logistique serait assurée par le Quai d’Orsay, gratuitement pour les passagers, avec transport immédiat et retour à domicile dans la journée sans période de quarantaine.

Je communiquerai les détails dans les heures à venir sur ce site et au Commandant puisqu’il me l’a demandé (si, si!).

Enfin je précise que ce n’est pas moi qui décide dans quel port on peut débarquer et que je ne fais que transmettre les infos que je reçois directement du Ministère. Il est donc inutile de me faire parvenir vos doléances ou vos souhaits.


Le 17/04/2020

Les passagers français ont reçu hier soir la lettre ci-contre. Notez que ce message n’a été adressé à aucune autre nationalité alors que TOUS les passagers sont concernés par le débarquement et auraient probablement souhaité connaitre leur devenir à très court terme.

Alors que tous les croisiéristes sont dans l’angoisse d’avoir été potentiellement contaminés à leur insu et depuis plusieurs jours par le Coronavirus, Costa règle ses comptes avec les Français et surtout avec leurs représentants qui les ont déjà obligés à une compensation financière qu’ils n’avaient pas prévue !!!

Vous noterez que Costa se réjouit avec une fausse ingénuité que nous n’allions pas à Marseille mais qu’il ne sait absolument où on ira. Pourtant cette Compagnie n’hésite pas à vous promettre d’organiser votre rapatriement depuis l’Italie ce dont elle est totalement incapable sans l’appui du Gouvernement Français.

Voici la réponse de la Direction de la Cellule de Crise et de Soutien du Quai d’Orsay au courrier de Costa (voir ci-dessus) que nous leur avons adressé dès hier soir :

« Il est totalement incompréhensible que Costa ait envoyé une telle lettre. En effet les Autorités Françaises ont informé Costa dès le 3 Avril 2020 que le port de Marseille serait saturé à la fin du mois d’Avril avec, parmi de nombreux autres navires, 3 bateaux de cette Compagnie, à savoir le Luminosa, le Pacifica et le Smeralda et qu’il serait impossible d’en accepter un quatrième du même armateur. A aucun moment, Costa ne s’est organisé pour libérer une place afin d’accueillir le Deliziosa.

De plus, seuls les Ministères des Affaires Etrangères ont la compétence et la logistique pour organiser le rapatriement de leurs ressortissants« 

C’est le Directeur de la cellule de Crise et de Soutien lui-même, accompagné du Médecin Conseil, qui m’a téléphoné personnellement vers 15H00 aujourd’hui, très mécontent que Costa se soit permis de publier une lettre prétendant avoir « appris aujourd’hui » une information qu’il connaissait depuis près de trois semaines et jetant abusivement la faute sur la Direction Française du Centre de Crise.

Il m’a indiqué que les Autorités Françaises, Espagnoles et Allemandes (je ne me souviens plus s’il a parlé des Italiens mais probablement) travaillaient conjointement depuis plusieurs semaines pour faire débarquer leurs compatriotes dans un grand port européen, méditerranéen, proche de la frontière française et surtout correctement équipé en infrastructures aériennes, ferroviaires et routières afin d’assurer leur rapatriement le plus rapidement possible, dans d’excellentes conditions sanitaires et sécuritaires. Rares sont les ports répondant à ces conditions et qui soient ouverts. Le consensus est sur le point d’aboutir et le port de débarquement pourra être annoncé ce week-end.

Et pendant ce temps là…

Les autorités françaises ont donné leur feu vert pour que le paquebot MSC Magnifica rejoigne Marseille et y soit désarmé après le débarquement de ses 1771 passagers, dont 692 Français, ainsi que la plupart de ses 928 membres d’équipage. Le navire, qui s’apprête à franchir le canal de Suez pour retrouver la Méditerranée, est attendu dans les bassins phocéens lundi prochain. En coordination avec le port et les autorités françaises, en particulier la préfecture maritime de la Méditerranée, la préfecture des Bouches-du-Rhône, l’Agence Régionale de Santé, mais aussi d’autres services comme le bataillon des marins-pompiers de Marseille, la compagnie MSC Cruises est en train de planifier le rapatriement des passagers.

Source : Publié le 15/04/2020 par Vincent Groizeleau © Mer et Marine https://www.meretmarine.com/fr/content/le-msc-magnifica-attendu-lundi-prochain-marseille

Témoignange d’un passager français sur BFM.TV ce matin

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/coronavirus-bloque-sur-un-paquebot-avec-sa-famille-il-fait-part-de-son-inquietude-1239930.html

A 13H00 nous avons reçu l’information du Maire de Marsala que le passager évacué était négatif pour le Covid 19

Information confirmée officiellement par le Commandant vers 22H00


Le 16/04/2020

La première information concerne le formulaire de choix entre deux options de compensation financière. N’ayant reçu aucun éclaircissement « sur les modalités d’application », nous vous mettons en garde avant de signer (nous avons organisé une réunion d’information à ce sujet le lundi 13 avril mais nos affichettes ont à nouveau été arrachées par les mêmes personnes).
Le formulaire Costa qui se veut au départ purement informatif vous engage définitivement puisqu’on vous demande de signer la lettre pour acceptation sans possibilité de modifier votre choix ultérieurement ni de vous rétracter contrairement à la législation (il vous suffit de demander à récupérer votre lettre pour le comprendre instantanément).
Pour celles et ceux qui n’ont pas encore signé, nous vous conseillons de compléter d’une mention manuscrite l’option que vous avez cochée et d’inscrire avant votre signature la phrase « en tenant compte de l’ajout manuscrit ci-dessus » afin de vous protéger d’un éventuel malentendu… (voir photo ci-contre)

N’oubliez pas d’ajouter la date du jour à côté de votre signature et de photographier le document complété.

Nous faisons confiance à Costa, mais au cas où cette Compagnie ne remplirait pas ses engagements « dans un délai raisonnable », nous vous indiquerons les coordonnées de la « class action » mise en place par notre Comité International.

Par ailleurs, nous serons en mesure dans les 48 heures de vous communiquer le nom du port de débarquement des passagers français et étrangers et les modalités de leur retour à domicile. En effet nous sommes nous aussi en communication permanente avec l’Ambassade de France en Italie et avec la Cellule de Crise et de Soutien du Quai d’Orsay, par mail et par téléphone.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez aussi me joindre par le menu « contactez moi » ou directement par mail à l’adresse :   jeancharlesgimbert@gmail.com