MESSAGE IMPORTANT du 29 juillet 2021

Bonjour à toutes et à tous.

Je viens de commencer la rédaction de mon futur livre qui s’intitulera “Thyroïde, Vaccins, Covid et Cie : confidences d’un médecin rebelle” en espérant le publier courant septembre prochain.

J’y reprendrai, en les développant, les articles les plus plébiscités de mon blog et j’y insérerai des réponses argumentées à vos nombreuses questions par mails ou incluses dans vos commentaires.

Vous découvrirez dans ce livre des explications claires et pédagogiques et des informations qu’un médecin n’a normalement pas le droit de dévoiler s’il veut continuer à exercer son métier…

… ce qui n’est actuellement pas un problème pour moi puisque l’Ordre des Médecins vient de me radier pour avoir dénoncé trois Confrères très haut placés dans l’Institution, coupables de maltraitance aggravée sur des personnes vulnérables.

En attendant, si vous voulez me soutenir et m’encourager à poursuivre dans la voie de ce blog, patientez en lisant mon livre, lequel raconte cette histoire hors normes mais authentique qui sera rendue publique à l’automne et permettra ma réhabilitation au service des patients

Bien cordialement

Docteur Jean-Charles GIMBERT

Thyroïde : l’effet papillon …

Elle a la forme et l’emplacement d’un petit nœud papillon, pèse à peine 30 grammes mais joue un rôle capital dans le fonctionnement de notre organisme.

Elle secrète les hormones thyroïdiennes, à 90% de la T4 (thyroxine) ainsi numérotée car faite de 4 atomes d’iode collés sur une protéine appelée Thyronine, ainsi qu’un peu de T3 (tri-iodothyronine) dont on aura deviné qu’elle ne contient que 3 atomes d’iode… Différence notable car c’est justement cet atome en moins qui rend la T3 active, alors que la T4 ne l’est pas !

Alors pourquoi fabriquer un gros stock d’hormone T4 inactive et pas directement de la T3 ? Simplement parce que, quand le corps a besoin immédiatement d’hormone thyroïdienne, comme par exemple quand on sort de chez soi en hiver et qu’on ne veut pas mourir d’hypothermie, il est beaucoup plus rapide d’activer la T4 en T3 que de faire fabriquer par la thyroïde de la T3 prête à l’action.

  La T3 : jamais dosée, jamais donnée… Quel dommage !

C’est principalement au niveau de notre foie, mais également dans d’autres organes (cœur, muscles, cerveau, etc.), que se fait cette transformation par l’arrachage d’un atome d’iode grâce à une enzyme judicieusement dénommée « déiodinase ».

Or il est très important de savoir que cette opération est impossible en l’absence d’une quantité suffisante de microcronutriments comme le sélénium, le zinc, certaines vitamines B, les vitamines A et D, et des antioxydants  (vitamines C et E). D’autre part, divers facteurs peuvent altérer cette transformation tels que le stress, les traitements à base d’œstrogènes, l’obésité, les problèmes hépatiques, l’excès de café ou d’alcool, le tabac, certains médicaments (bétabloquants, amiodarone, lithium) ou les toxiques (métaux lourds, pesticides, PCB, etc.). De plus, 20 % des hormones T4 deviennent actives dans notre intestin, ce qui impose qu’il soit en bonne santé et la flore intestinale de qualité.

On verra plus loin à quel point la prise en charge de ces éléments conditionne l’amélioration de la fonction de la thyroïde, voire l’efficience des traitements médicamenteux….quand on ne peut pas tout bonnement s’en dispenser !

En effet, le médicament de loin le plus prescrit en France dans l’hypothyroïdie, le Levothyrox, est exclusivement constitué d’un analogue de la T4. On comprend donc aisément que si l’on se contente d’avaler son comprimé quotidien sans prendre garde aux facteurs indispensables à son activation, l’efficacité de ce traitement sera évidemment plus que douteuse.

Et c’est ainsi que l’on se retrouve avec une santé « dans les choux » alors que les dosages hormonaux sont, eux, « dans les clous » !

Mais, grands dieux, comment cela est-il possible ? Hé bien parce que, depuis des décennies, bon nombre de médecins traitent des résultats biologiques et non des signes cliniques !

Pour tenter de comprendre cette aberration, il faut savoir, de façon simple, que le taux sanguin des hormones thyroïdiennes est analysé en permanence par un noyau central situé au milieu du crâne (le thalamus), lequel agit sur une toute petite glande de la taille d’une noisette, implantée à la base du cerveau et appelée hypophyse. Celle-ci dispose d’une pédale d’accélérateur appelée TSH, abréviation anglaise (donc inversée) signifiant Hormone Stimulant la Thyroïde, sous-entendu pour qu’elle fabrique un peu plus de T4 et de T3 lorsque leur taux diminue dans le sang circulant.

Par contre, il n’y a pas de pédale de frein… Ainsi, quand le taux d’hormones thyroïdiennes est trop élevé, l’hypophyse lève le pied de l’accélérateur en arrêtant de sécréter de la TSH. Comme  la glande-papillon est plutôt du genre « thyro-flanc », dès qu’elle n’est plus stimulée, elle cesse le travail et ne fabrique plus ni T4, ni T3, dont les taux sanguins décroissent pour rentrer progressivement dans l’ordre.

C’est un peu comme si vous vouliez maintenir à 80 km/H la vitesse de votre voiture uniquement en pressant et relâchant la pédale de l’accélérateur…

La TSH ne sert-elle qu’à Traquer Systématiquement Hashimoto ?

En temps normal (euthyroïdie), le taux sanguin de TSH se situe grosso modo, c’est-à-dire selon les laboratoires, entre 0,4 et 4 mUI/L (milli Unités Internationales par litre de sang circulant). En cas de pathologie, la TSH variera en sens inverse des hormones thyroïdiennes. A partir de là, les médecins se sont contentés de doser la TSH, estimant que cela suffisait amplement au suivi des pathologies thyroïdiennes.

Peu à peu, avec l’explosion des maladies auto-immunes de la thyroïde, dont celle d’Hashimoto, le dosage de la TSH est devenu « automatique » chez toutes les femmes quelque soit leur âge, puis chez tous les hommes de plus de 50 ans (en même temps d’ailleurs que le PSA pour leur prostate).

Du coup, le recueil des symptômes à l’interrogatoire et des signes à l’examen clinique est complètement passé à la trappe. Pourtant, avant l’avènement des laboratoires d’analyses, les médecins connaissaient parfaitement la symptomatologie thyroïdienne dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est facilement identifiable… au moins par les malades qui la subissent au quotidien.

Ainsi l’hyperthyroïdie exacerbe le métabolisme de base et le fonctionnement du système végétatif, correspondant au « Yang » de la médecine chinoise : bouffées de chaleur, nervosité, amaigrissement, tachycardie, accélération du transit intestinal, tremblements, …

A l’opposé, l’hypothyroïdie évoque plutôt le « Yin » et va ralentir sensiblement l’organisme : frilosité, fatigue, œdème diffus, chute de cheveux, ongles cassants, peau sèche, constipation, état dépressif, … Et ce fameux signe de la « perte de la queue du sourcil » si caractéristique !

En principe, c’est uniquement en présence d’au moins l’un de ces signes cliniques évocateurs que l’on peut s’autoriser à demander un bilan hormonal sanguin. Et encore, comme la T4 est rarement demandée, et la T3 quasiment jamais, on se contente le plus souvent de la seule TSH pour dépister des pathologies souvent inexistantes, imposer des thérapeutiques en général définitives et décréter leur efficacité sans tenir compte du ressenti des patients.

Avec un peu plus de clinique et moins de technique, on aurait pu éviter de traiter des dizaines de milliers de personnes sur de simples anomalies biologiques et de les condamner à perpétuité à suivre un traitement médicamenteux substitutif alors qu’un simple rééquilibrage alimentaire aurait, probablement et dans la plupart des cas, suffi à normaliser la situation.

Des aliments pour se débarrasser du Levothyrox…

Soyons clairs : les conseils nutritionnels qui vont suivre ne concernent que les personnes en hypothyroïdie, car c’est l’aboutissement obligatoire de toute pathologie thyroïdienne.

En effet, les hyperthyroïdiens, après avoir été, selon la cause du problème (Basedow, nodule sécrétant, cancer,…), opérés, irradiés ou traités par des antithyroïdiens de synthèse, se retrouveront avec une glande enlevée ou détruite, et par conséquent non fonctionnelle. Ils rejoindront donc rapidement le bataillon des patients d’emblée hypothyroïdiens.

En dehors de ces hyperthyroïdies traitées, les principales causes d’hypothyroïdie sont :

  • surtout la maladie d’Hashimoto, une affection auto-immune dans laquelle nos anticorps, déboussolés par la pollution et la radioactivité de l’environnement, s’attaquent à notre propre thyroïde comme s’il s’agissait d’un greffon étranger
  • l’absence d’activation de T4 par mauvais fonctionnement de l’enzyme (déiodinase)
  • la fabrication d’une T3 « mal fichue » appelée T3 reverse à cause d’un mauvais positionnement d’un atome d’iode la rendant inefficace
  • un déficit d’apport alimentaire et micro-nutritionnel

Et tout ce monde-là, représentant rien qu’en France près de 3 millions de personnes, n’a pas d’autre choix que de prendre quotidiennement de la T4 sous forme de Levothyrox®. Une manne providentielle pour le laboratoire pharmaceutique qui détient ce monopole !

Or, parmi tous ces gens, nombreux sont ceux chez qui persistent des troubles malgré une bonne observance thérapeutique et des analyses biologiques rassurantes. Cela s’explique aisément… Nous savons que c’est essentiellement le taux de la T4 qui influence, en sens inverse, celui de la TSH. Si T4 augmente, TSH diminue… et vice-versa. Il est donc parfaitement normal que quand on prend du Levothyrox, qui n’est rien d’autre que de la T4, la TSH se normalise de façon arithmétique alors que les symptômes restent toujours patents. Dans ce cas, on conseillera aux personnes concernées de faire contrôler leur taux de T3, et si celui-ci se trouve dans la moitié inférieure de la « fourchette », de se faire prescrire, avec prudence et par un médecin averti, soit du Cynomel® (T3 seule), soit de l’Euthyral® (T3 + T4). Les résultats sont souvent spectaculaires, permettant de réduire, voire de supprimer totalement le Levothyrox®

Ajoutons pour les patients déjà sous Levothyrox, et qui sont obligés d’augmenter régulièrement leur posologie, que des études récentes plaident pour une prise le soir au coucher, apparemment plus efficace que le matin à jeun.

Quoiqu’il en soit, et que vous preniez déjà du Levothyrox®… ou pas encore, vous pouvez améliorer le fonctionnement de votre thyroïde en lui apportant les micronutriments et les compléments alimentaires dont elle a absolument besoin.

Des nutriments tout-à-fait indispensables

Les hormones thyroïdiennes sont constituées d’un oligo-élément, l’iode, et de thyronine, une protéine résultant de la condensation de 2 molécules de tyrosine, un acide aminé. La thyroïde ne pourra donc les fabriquer que si on lui apporte cette matière première en quantité suffisante.

L’iode

Son apport journalier recommandé pour un adulte est de 150 µg que l’on porte à 250 µg chez la femme enceinte ou allaitante.

De manière générale l’iode se trouve dans les aliments suivants qu’il faudra consommer régulièrement : fruits de mer (langoustines, homard, crabe, coquillages, huîtres), algues (kombu royal, wakamé, haricot de mer, dulse, laitue de mer, nori, spiruline), poissons (aiglefin, saumon, morue, sardine), œufs, lait et produits laitiers (dont le roquefort). Le sel de table enrichi en iode doit être utilisé avec prudence en raison de ses risques sur le plan cardio-vasculaire et de sa consommation limitée à 5 grammes par jour.

Parallèlement, il faudra éviter les aliments dits « goitrogènes ». Ces aliments, lorsqu’ils sont consommés en très grande quantité, inhibent la captation de l’iode par la glande thyroïde, ce qui empêche la fabrication normale des hormones thyroïdiennes. Il s’agit principalement des crucifères (le chou de Bruxelles, le chou, le chou-fleur, le brocoli, le chou frisé, les feuilles de moutarde, le rutabaga, le radis, le raifort, etc.), du manioc, des patates douces, des graines de soya, des arachides et du millet.

Il est anormal, voire relativement choquant (et pourtant très fréquent !) de prescrire du Levothyrox® sur un dosage de TSH un peu haut… sans avoir auparavant effectué une iodurie, c’est-à-dire un dosage de l’iode dans les urines des 24 heures. Cet examen anodin permet, lorsqu’on constate un chiffre < 100 µg/litre d’urine, d’évoquer une carence alimentaire. Si celle-ci est confirmée, il suffira d’augmenter la portion d’aliments iodés pour normaliser la TSH avant de se jeter précipitamment sur une substitution médicamenteuse.

Lorsque l’alimentation habituelle ne permet pas un apport suffisant en iode, il faut impérativement recourir aux compléments micro-nutritionnels, en particulier en cas de grossesse au cours de laquelle une supplémentation systématique de 100 µg d’iode a fait disparaitre l’hypothyroïdie congénitale caractérisée par un retard staturo-pondéral et psychomoteur.

La tyrosine

La tyrosine est un acide aminé considéré comme essentiel. Les aliments les plus riches en tyrosine sont les suivants :

  • La viande : bœuf, agneau, porc, poulet et dinde
  • Le poisson (saumon, thon, maquereau, flétan, haddock, morue) et les crustacés (crevettes, crabe).
  • Le fromage, surtout le parmesan, mais aussi le gruyère, l’édam, la mozzarella, le fromage bleu (41%), et le chèvre
  • Les œufs et produits laitiers (lait, yogourt, crème beurre)
  • Les aliments à base de soja
  • Les graines (citrouille, sésame, tournesol, chia, lin) et les noix (cacahuètes, noix, amandes, noix de pin)
  • Les haricots (blancs, rouges, noirs), les lentilles, les pois cassés et les les pois chiches, les fèves
  • Les grains et céréales (riz, mil, bulgur, quinoa, couscous, orge, avoine)

On constate donc que les produits de la mer pour l’iode et les protéines d’origine animale pour la tyrosine constituent les deux « mamelles » de l’alimentation de l’hypothyroïdien.

Si le régime végétarien, bien que déconseillé, peut cependant fournir des apports iodés et protéiques intéressants par les algues, les œufs et les produits laitiers, par contre le végétalisme est à proscrire en cas d’hypothyroïdie.

Des  oligoéléments absolument nécessaires

Pour booster naturellement la thyroïde, l’alimentation devra lui fournir impérativement du zinc, du sélénium, du magnésium et du fer, dont les sources principales sont les suivantes :

Pour le zinc :

Les huitres, les poissons, les viandes et volailles, les coquillages et les céréales complètes sont riches en zinc. A noterd l’intérêt des pépins de courges, riches en zinc et autres micronutriments, que l’on peut faire griller et déguster à l’apéritif ou en dessert.

L’absorption du zinc est augmentée par les protéines. En revanche, les phytates (substances présentes dans les céréales et les légumineuses) la réduisent. Une alimentation riche en produits végétaux et pauvre en viande diminue l’absorption de cet élément.

Pour le sélénium :

A nouveau, les champions de cet oligo-élément sont les poissons et en premier lieu la lotte et le thon. On citera aussi dans la même catégorie les poissons gras (sardine, maquereau, hareng).Il est naturellement présent dans les crustacés, les coquillages (coquilles Saint-Jacques, moules) et certains fruits secs. Parmi ces derniers, soulignons l’apport important en sélénium fourni par les noix du Brésil dont 2 ou 3 suffisent à couvrir les besoins quotidiens. Enfin n’oublions pas les œufs dont le jaune regorge de cet oligo-élément

Pour le magnésium :

Il est principalement présent dans les fruits secs et les céréales complètes. Il est souvent nécessaire de se supplémenter en magnésium à l’aide de compléments alimentaires. Certaines formes galéniques, comme le glycérophosphate de magnésium, sont mieux assimilées par l’organisme que d’autres. Le magnésium a besoin d’un cofacteur, la vitamine B6, pour être bien assimilé par l’organisme.

Pour le fer :

Le fer héminique, d’origine animale, est 4 fois mieux absorbé que le non héminique, d’origine végétale. On en trouve surtout dans les abats (pour ceux qui aiment !), le boudin noir, les viandes rouges, les volailles et les produits de la mer (moules en particulier). Les végétaux (légumineuses, légumes verts, épices dont cumin et thym, …) en contiennent peu. L’assimilation du fer nécessite la présence de vitamines du groupe B (B9 et B12) et de vitamine C. Evitez de boire du thé ou du café en cours de repas car ces chélateurs empêchent son absorption.

Des vitamines bien utiles

La fonction thyroïdienne sera d’autant meilleure qu’elle bénéficiera d’un apport correct en certaines vitamines B, en vitamine D et en vitamines anti-oxydantes.

La vitamine D

La vitamine D, ou calciférol, a deux origines : l’alimentation et une production par la peau exposée aux rayons solaires. Les personnes qui vivent dans des régions peu ensoleillées ou qui sortent peu (personnes âgées) doivent tout particulièrement veiller à leurs apports d’origine alimentaire.

Outre le foie de morue, les aliments les plus riches en vitamine D sont les poissons gras : hareng, maquereau, sardine, saumon. Viennent ensuite les abats (foies), les œufs, les fromages et le beurre. Il existe aussi quelques aliments enrichis en vitamine D : certains laits, laitages, céréales de petit-déjeuner et huiles.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé en 2016 une nouvelle valeur de référence pour les adultes à 15 µg (600 UI) par jour au lieu de 5 µg. Pour atteindre cette dose, on recommande une supplémentation médicamenteuse systématique, même pour les adultes en bonne santé s’exposant raisonnablement au soleil et a fortiori pour les personnes âgées. On préconise en général de prendre une ampoule de 100.000 UI tous les trimestres sauf en été. Cette dose peut être modulée, au début, par le dosage sanguin (25 hydroxycholécalciférol).

Attention : s’agissant d’une vitamine liposoluble, elle doit être prise soit pure (solvant huileux), soit avec un corps gras (lait entier par exemple) et non pas diluée dans de l’eau ou du jus de fruit sous peine d’inefficacité totale.

 Les vitamines B6, B9 et B12

Presque tous les aliments contiennent de la vitamine B6, mais les poissons gras (maquereau, saumon, thon), les abats (foies), les volailles, les viandes et les pommes de terre en sont particulièrement riches. Son AJR est de 1,4 mg et elle est le cofacteur indispensable du magnésium.

La vitamine B9 est nécessaire (avec la vitamine C) à l’assimilation et au métabolisme du fer. Son AJR est de 200 µg et ses sources principales sont la levure de bière, les graines comme le maïs et le pois chiche, le foie… On en trouve aussi dans les légumes verts  à grandes feuilles (épinards, chou, salades) mais ceux-ci étant « goitrogènes », on sera souvent amené à passer aux compléments nutritionnels.

Un déficit en vitamine B12 est couramment constaté dans les pathologies thyroïdiennes. Son apport journalier recommandé est de 2,5 µg.  On la trouve surtout dans les produits d’origine animale : viande, laitages, œufs, poissons, coquillages.

Les vitamines antioxydantes

Il s’agit des vitamines C et E, qui permettent de lutter contre la fatigue accompagnant l’hypothyroïdie.

La vitamine C, ou acide ascorbique, compte parmi les vitamines hydrosolubles (solubles dans l’eau). Elle doit son nom à la maladie qu’elle prévient : le scorbut, une affection autrefois fréquente chez les marins, qui n’avaient pas accès aux végétaux frais au cours de leurs longues expéditions.

Son apport nutritionnel conseillé est de 110 mg/l pour les adultes et doit être augmenté chez les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes âgées et les fumeurs.

On la trouve dans les fruits et légumes frais et tout particulièrement dans le cassis, le persil, le poivron, le kiwi, le litchi, la fraise, la papaye, …

A savoir : la vitamine C est sensible à l’oxydation et à la chaleur. Puisqu’elle est hydrosoluble, elle s’échappe dans les eaux de cuisson. Pour la préserver au mieux, il est important de conserver les aliments au frais et de les consommer le plus rapidement possible ; de peler, découper, râper ou presser les fruits et légumes juste avant de les consommer ; le cas échéant, de les cuire juste le temps nécessaire, de préférence à la vapeur et d’éviter de les réchauffer à plusieurs reprises.

La vitamine E ou tocophérol est puissamment antioxydante. Ses apports journaliers recommandés sont de 12 mg par jour pour un adulte, mais ils peuvent augmenter selon l’activité et l’alimentation. On la trouve principalement dans les huiles végétales (tournesol, olive, arachide, colza, soja…), le germe de blé, les fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes,…) et les céréales complètes. Elle est également présente, dans une moindre mesure, dans le foie, les œufs, le lait et le beurre et les poissons gras. Les sources riches en vitamine E le sont également en acides gras polyinsaturés.

Des compléments nutritionnels fort opportuns

Il résulte des conseils précédents qu’une alimentation faite de protéines d’origine animale (surtout poissons gras et  coquillages, mais aussi viande et œufs) ainsi que de céréales et légumineuses, certains laitages et des fruits, frais ou secs, représente le meilleur soutien d’une glande-papillon qui… bat de l’aile.

Cependant, parfois pour des raisons médicales, parfois pour céder à l’air du temps, les personnes souffrant d’hypothyroïdie, suppriment de leur alimentation certains des aliments précités. Il sera, dans ce cas, très important de leur substituer quotidiennement des compléments nutritionnels apportant les micronutriments indispensables et dans les quantités journalières recommandées.

Rappelons les plus importants et leur AJR chez l’adulte : l’iode (150 µg/j), la tyrosine (1 à 2 grammes par jour), le zinc (10 mg/j), le sélénium (55 µg), le magnésium (375 mg) la vit B12 (2,5 µg/j), la vitamine D (15 µg/j), les autres vitamines (en particulier 110 mg de C et 12 mg de E).

Signalons les excellents résultats obtenus en oligothérapie avec l’alternance : iode les jours pairs et manganèse-cuivre les jours impairs (ou l’inverse !).

Les nutriments en microgrammes sont des oligoéléments qu’il est préférable de prendre en granions, par voie sublinguale pour une meilleure efficacité. Les nutriments dosés en milligrammes peuvent être consommés en comprimés ou en gélules. Attention : point trop n’en faut ! Autant la bonne mesure est extrêmement bénéfique, autant l’excès d’apport peut être nuisible, voire toxique. Ne dépassez jamais quotidiennement trois fois l’AJR (apport journalier recommandé)… surtout si vous avez déjà un apport alimentaire minimal et que vous souhaitez juste le supplémenter.

La lutte contre la perméabilité intestinale et les évictions alimentaires (gluten, lait de vache)

Certains régimes, comme le régime végétarien, ou pire, végétalien, sont pour le moins discutables chez les personnes souffrant d’hypothyroïdie, même s’ils peuvent avoir des avantages par ailleurs. Par contre, la maladie d’Hashimoto, et d’une façon générale toutes les maladies auto-immunes, peuvent être en partie causées par une perte d’étanchéité de la muqueuse intestinale : c’est ce qu’on appelle l’hyperméabilité intestinale.

En dehors de son rôle de digestion et d’assimilation, la muqueuse intestinale est une barrière d’une grande sélectivité. Elle permet le passage de macromolécules comme les nutriments, les vitamines, les minéraux, les liquides, etc., mais bloque l’entrée aux molécules indésirables comme les bactéries, les molécules étrangères et les débris alimentaires. Pour permettre ce « tri sélectif », il existe des maillons qui maintiennent les cellules soudées entre elles et empêchent les éléments indésirables de se faufiler jusqu’au sang.

L’hyperméabilité intestinale résulte de l’altération progressive de ces liaisons. Elle peut débuter dès la naissance avec une mauvaise mise en route de la flore intestinale due à un accouchement par césarienne ou à un allaitement artificiel. Mais c’est surtout plus tard que les médicaments, en particulier les antibiotiques et les anti-inflammatoires, l’alimentation industrialisée, le stress chronique, vont détruire les jonctions serrées de l’intestin.

La muqueuse progressivement fragilisée va laisser passer des substances indésirables, provoquant une perturbation du système immunitaire et une libération d’anticorps. Si bien que chaque fois que l’on mangera cet aliment, le système immunitaire l’attaquera à nouveau, de façon de plus en plus violente, exactement comme dans cette hypersensibilisation qu’on appelle communément allergie. Si, par malheur, certaines cellules de notre corps ont un air de famille avec l’aliment attaqué, nos anticorps, qui comme chacun sait, ne sont pas très physionomistes, vont attaquer nos propres organes, provoquant ce qu’on dénomme une maladie auto-immune.

Or,  la plupart des cas d’hypothyroïdie spontanée répondent de ce mécanisme. Ainsi, la forme la plus commune d’hypothyroïdie auto-immune, la thyroïdite d’Hashimoto, se caractérise par la présence d’un taux élevé d’anticorps antithyroïdiens (du type anti-TPO). Et curieusement, on a également retrouvé chez beaucoup de ces patients, des taux significativement élevés d’anticorps… anti-gluten !

Comment expliquer cette coïncidence ? Probablement à cause de la ressemblance trompeuse entre les protéines du gluten (gliadine et glutenine), et celles des tissus thyroïdiens. De fait, un régime sans gluten améliore sensiblement l’état de santé des patients porteurs de maladies auto-immunes, et singulièrement l’hypothyroïdie d’Hashimoto.

Parallèlement, et pour les mêmes raisons, le lait de vache favorise aussi les maladies auto-immunes, pas seulement par son sucre, le lactose, parfois responsable d’intolérance intestinale, mais surtout par sa principale protéine, la caséine, qui tend à aggraver l’hyperméabilité et à titiller le système immunitaire.

Alors comment remédier au problème ? En bichonnant votre tube digestif… Pour cela :

  • Supprimez les produits à base de blé de votre assiette. Ils sont riches en gluten et favorisent la maladie d’Hashimoto. Vous pouvez remplacer le pain de blé par du pain d’épeautre, la farine de blé par la farine de riz ou de maïs… et préférer le riz et les légumineuses aux pâtes.
  • Mangez des produits de saison et non transformés, issus de l’agriculture traditionnelle pour limiter les apports de pesticides, de colorants et de conservateurs, destructeurs de la perméabilité intestinale.
  • Méfiez-vous du lait, riche en lactose et difficilement digérable, entrainant de fortes réactions immunitaires intestinales.
  • Privilégiez les aliments riches en glutamine, acide aminé cicatrisant de l’intestin que l’on trouve dans le poisson, les œufs, la viande blanche, et les légumineuses.
  • Pensez aux probiotiques anti-inflammatoires comme les différentes souches de bifidobacterium, de lactobacillus, de saccharomyces et autre enterococcus.
  • Utilisez certaines plantes comme le curcuma, le sureau et la réglisse (en l’absence d’hypertension et de problèmes cardiaques)

 Bref, pour garder un intestin en bon état de marche, et même si cela peut heurter les convictions et la susceptibilité de certains professionnels de santé, suivez les préceptes naturopathiques actuels en mangeant bio, sans gluten ni lait de vache.

L’homéopathie à la rescousse

Enfin, pour les adeptes de l’homéopathie, et avant que Big Pharma obtienne son déremboursement avec la complicité des pouvoirs publics, certains produits sont réputés pour leur efficacité en cas d’hypothyroïdie.

Pour stimuler la sécrétion de l’hormone thyroïdienne, prendre :

  • Iodum metallicum 4 CH : 3 granules tous les soirs
  • Thyroidinum 4 CH : 3 granules tous les soirs

Pour soulager les symptômes de l’hypothyroïdie:

  • Graphites 9 CH : indiqué en cas de ralentissement général de toutes les fonctions, obésité, frilosité, règles peu abondantes, peau sèche, absence de sueur, indécision. Prendre 3 granules tous les soirs jusqu’à amélioration.
  • Pulsatilla 7 CH pour compléter Graphites
  • Silicea 7 CH : en cas de frilosité extrême et de fatigabilité.
  • Baryta carbonica 7 CH : en cas de frilosité, de lenteur d’idéation et de compréhension, de mauvaise mémoire, prendre 3 granules tous les soirs jusqu’à amélioration.
  • Thuya 9 CH : en cas d’empattement, d’aspect gras et graisseux de la peau et des cheveux, de présence de verrues, prendre 3 granules tous les soirs jusqu’à amélioration.

Il est possible de compléter le traitement homéopathique de l’hypothyroïdie en prenant 50 gouttes dans un verre d’eau de Sequoia Gigantea 1DH et Betula alba 1 DH.

Conclusion

Il faut retenir que, tant qu’il existe de la glande thyroïdienne, il est possible de se passer du sacrosaint Levothyrox® en faisant appel aux méthodes naturelles. En l’occurrence, et plus qu’ailleurs, l’alimentation doit être la première médecine.

Un apport suffisant en iode et en tyrosine, en présence de zinc, de sélénium, de magnésium, de fer et de certaines vitamines au premier rang desquelles les vitamines D, B12 et C, permet souvent de normaliser la TSH modérément ou récemment augmentée.

Les aliments les plus intéressants pour les personnes souffrant d’hypothyroïdie sont les poissons (thon, saumon, sardine, hareng, aiglefin, lotte), les coquillages (huitres, moules), les crustacés (crabe, homard), la plupart des viandes rouges et blanches, les huiles végétales, les légumes frais (en évitant les crucifères), les fruits secs.

Il résulte de ce qui précède que l’hypothyroïdie ne s’accommode pas du végétarisme, et encore  moins du végétalisme ou du veganisme. Si l’apport alimentaire naturel est insuffisant, il ne faut pas hésiter à faire appel à la supplémentation nutritionnelle en respectant les AJR et sans excès.

Par contre, il semble souhaitable, d’après des études récentes, d’éliminer le gluten et les produits à base de lait de vache qui induisent  une hyperméabilité intestinale favorisant les maladies auto-immunes comme les celles qui affectent la thyroïde (Basedow, Hashimoto).

Une activité physique régulière et sans à-coup sera bénéfique. Les sports conseillés sont la marche, la natation ou le cyclotourisme, à raison de 3 ou 4 heures hebdomadaires, de préférence ½ heure quotidiennement ou 1 heure tous les deux jours.

Ce n’est qu’en cas d’échec des conseils hygiéno-diététiques qu’il peut être nécessaire d’instaurer un traitement médicamenteux. Dans ce cas, la normalisation de la TSH ne doit pas être considérée comme l’unique objectif  à atteindre. Seule compte la disparition totale de la symptomatologie. De plus, le bilan sanguin ne doit pas se limiter à la seule TSH mais inclure la T4 et surtout la T3 pour une thérapeutique adaptée et optimale. En effet, les médicaments à base de T3 donnent souvent de bien meilleurs résultats que le Levothyrox®.

Insistons enfin sur le fait que la thyroïde est une glande délicate et susceptible. Un battement d’aile de cette glande-papillon peut créer le chaos dans tout l’organisme. Il serait donc parfaitement déraisonnable de ne pas se faire suivre par un professionnel de santé compétent, à l’écoute, bien informé et ouvert aux médecines alternatives.

Docteur Jean-Charles Gimbert – Spécialiste en Alimentation-Santé et Micronutrition

N’oubliez pas d’aller jeter un oeil sur mon article intitulé Lévothyrox la grande intox en cliquant juste ICI

Cet article a 93 commentaires

  1. isabelle

    bonjour, apres l’abblation totale de ma thyroïde en 1997? peut elle repousser car a l’échographie il me reste un nodule ,serais ce un bout de thyroïde ? puis je arrêter le levothyrox 100 en suivant vos conseils de l’article? mon ancien médecin m’avais proposé d’en prendre un jour sur deux puis il est parti a la retraite et plus de médecin traitant, donc je ne sais plus que faire.
    merci de votre réponse .

    1. toubib57

      Bonjour Isabelle,
      Je vous fais une réponse rapide car je sortirai en début d’automne un livre qui contiendra un maximum de réponses aux questions que la majorité des patients se posent. Par la suite, je traiterai certains cas particuliers au travers de ma page Facebook d’auteur.

      Vous ne m’apportez guère d’éléments, mais je vais quand même vous donner 2 ou 3 conseils.
      Le premier sera de retrouver très vite un médecin traitant même si ce n’est pas facile par les temps qui courent.
      Le second est de continuer à prendre un traitement de compensation hormonale car le petit bout de tissu glandulaire qui reste 25 ans après une thyroïdectomie a peu de chances de se mettre à repousser tout-à-coup.
      Les éléments de mon article vous permettront certainement de mieux vivre sans thyroïde mais si vous devez réduire votre posologie, ne le faites pas sans contrôle médical.
      Enfin un dernier point : au lieu de prendre 100 µg de Levothyrox tous les deux jours, prenez plutôt 50 µg tous les jours. Vous le supporterez beaucoup mieux…
      Bien cordialement
      Dr Gimbert

  2. Azzouz

    Bonjour Docteur

    J’ai hashimoto depuis 15 ans et je suis sous L-thyroxine 125.
    J’ai un gros nodule suspect à ma thyroïde de 2,3 cm que les endocrinologues souhaitent retirer en effectuant une ablation totale. Mon généraliste, nathuropathe et cancérologue refuse que je subisse cette ablation car ce nodule a perdu 1cm en 1 an (il était à 3,3 il y a 2 ans) et est resté stable depuis de par sa taille et sa forme. Le fait d’avoir supprimer les produits laitiers et le gluten m’ont permis cette amélioration avec une baisse significative de mes anticorps ( de 2500 a 935) mais voila que j’ai commencé la musculation. J’ai choisi de consommer de la protéine végétale et depuis j’ai une dermatite séborrheique au visage, une tsh a 21 malgré ma prise de L thyroxine.m et mes anticorps de nouveau élevés. J’ai lu que la protéine en poudre végétale pouvait causer l’imperméabilité intestinale et même les intestins piteux. J’ai donc arrêté d’en consommer mais pas d’amélioration au niveau de la dermite donc j’imagine que c’est encore en désordre à l’intérieur. Je vais de nouveau consommer des œufs au plats et de la viande en plus du poisson et pour les compléments je prends du noix du Brésil tous les matins, magnésium, beaucoup de zinc, tardiferon car très anémiée, vit D, complément en vit B, vit A et E , iodium en granule car ma dernière iodurie était basse, huile de Krill pour les Omega 3, l glutamine pour mes intestins. Ces compléments m’ont étaient prescrits par mon nathuropathe et ont aussi causé l’augmentation de mes anti corps thyroïdiens peut être car je consomme beaucoup de zinc(65mg par jour) mais aussi de ma TSH. Personne n’a su m’expliquer pourquoi ? Et ce bien avant que je ne consomme de la protéine végétale. Par contre je ne me suis jamais sentie aussi bien avec ces compléments. En forme au réveil, plus éveillée et réfléchie, plus réactive aussi bref au top même avec des nuits courtes. Mais j’ai bien peur que ces anticorps détruisent complètement ma thyroïde. En gros mon ressenti est beaucoup mieux mais mon bilan sanguin n’a jamais été aussi mauvais. Mon nodule est toujours stable mais il a vu d’autres micro nodules que je n’avait peut être pas avant.

    Merci par avance de votre retour.

    1. toubib57

      Bonjour,
      Je vous fais une réponse rapide car je sortirai en début d’automne un livre qui contiendra un maximum de réponses aux questions que la majorité des patients se posent. Par la suite, je traiterai certains cas particuliers au travers de ma page Facebook d’auteur.

      Votre prise en charge, en particulier par votre naturopathe, me semble très correcte.
      Vous avez mis en application tout ce que j’explique dans mon article. A part les protéines végétales en poudre qui n’ont pas beaucoup d’intérêt par rapport aux céréales et aux légumineuses normales, en accompagnement des protéines animales. Je vous rappelle la chrono-nutrition protéique pour une meilleure absorption : œufs le matin, viande à midi, poisson le soir
      Je retiens surtout votre dernière phrase : « En gros mon ressenti est beaucoup mieux mais mon bilan sanguin n’a jamais été aussi mauvais. » Cela tombe bien car il n’y a que votre ressenti qui compte. Laissez les bilans sanguins aux médecins qui ne s’intéressent qu’à ça en oubliant qu’ils soignent des êtres humains et pas des tubes à prélèvements.
      Et ne vous faites pas opérer trop vite…
      Bien cordialement
      Dr Gimbert

  3. Audrey

    Bonsoir Docteur,
    Je découvre vos articles extrêmement intéressants sur la thyroïde et vous en remercie.
    Je suis actuellement dans l’attente d’une thyroïdectomie totale qu’on me présente comme indispensable car j’ai 3 nodules, un tres gros sur le lobe gauche qui grossit de manière exponentielle, et un nodule malin ( échelle 5 sur 6 de malignité ) selon la cytoponction sur le lobe droit. Je redoutais énormément ce cas de figure qui implique de retirer intégralement la thyroïde et donc une supplementation médicamenteuse à vie derrière… surtout quand je vois l’enfer que vivent les patients avec la stabilisation de leur traitement au levothyrox.
    Ma TSH est comprise dans les valeurs normales du labo, une moyenne à 2,5 et mes T3 et T4 sont plutôt dans les normes basses.
    Je suspecte dans mon cas une légère hypothyroïdie en parallèle du goitre et des nodules mais les médecins me répondent que ma TSH étant dans les normes tout va bien.
    Ils me disent qu’il faut donc procéder à la thyroïdectomie et ( je les cite) « qu’il ne faut pas s’angoisser, un petit comprimé de levothyrox le matin et c’est réglé… »
    Je suis terrorisée à l’idée de me faire opérer pour retirer cet organe vital qu’est la thyroïde et sachant qu’on ne peut plus faire machine arrière, de devoir prendre ensuite un traitement à vie qui risque de me faire me sentir encore plus mal que je ne le suis actuellement. Surtout que je souffre déjà d’endométriose et troubles digestifs au quotidien…
    Je suis perdue, que faire ? J’ai le sentiment de ne pas avoir le choix pour la thyroïdectomie totale et donc le levothyrox a vie à cause de ce nodule cancéreux…Auriez vous la gentillesse de prendre le temps de me dire comment vous auriez procédé dans mon cas ? Merci par avance pour votre aide précieuse.

    1. toubib57

      Bonjour Audrey,

      Si vous étiez ma patiente, je ne vous ferais courir aucun risque par rapport à votre cancer thyroïdien. Ce cancer a un excellent pronostic, avec un pourcentage de guérison proche de 100%. La seule question est de savoir s’il faut ou pas enlever la totalité de la glande. Dans votre cas, le cancer nécessite d’ôter la moitié droite de la thyroïde. Pour vos kystes bénins, la solution d’enlever aussi la moitié gauche est une solution radicale qui mérite peut-être d’être discutée. Parfois on parvient à faire une thyroïdectomie subtotale qui permet de conserver une sécrétion hormonale, sachant que la partie résiduelle de la glande, si on la gère bien, peut comme pour d’autres organes, compenser un peu la partie manquante.
      Donc prenez un autre avis non chirurgical, éventuellement celui d’un oncologue ou d’un autre endocrinologue. Si tout-le-monde est synchro pour enlever toute la glande, il faut savoir que l’on peut très bien vivre sans thyroïde.
      Dans le livre que je rédige actuellement, j’ai prévu un chapitre spécialement dédié aux personnes qui n’ont plus leur glande-papillon.
      Nous pourrons en reparler…
      Bien cordialement et bon courage à vous
      Dr Gimbert

  4. Claire

    Merci beaucoup ! C’est rassurant de lire tout cela, cela est en concordance avec ce que les médecins belges disent (Dr Résimont, Dr Hertoghe) notamment. Mais comment traiter une hypothyroïdie correctement en France sachant que les hormones thyroïdiennes sont interdites…. Le faites-vous ?
    Avec mes félicitations et remerciements, je voulais savoir si vous aviez une newsletter ?
    Dans l’espoir de vous lire… Je vous souhaite une excellente journée !
    Claire

    1. toubib57

      Bonjour Claire,
      Je vous fais une réponse rapide car je sortirai en début d’automne un livre qui contiendra un maximum de réponses aux questions que la majorité des patients se posent. Par la suite, je traiterai certains cas particuliers au travers de ma page Facebook d’auteur.

      Ce ne sont pas les « hormones thyroïdiennes », mais les extraits thyroïdiens qui ont été définitivement interdits en France et j’ose espérer partout ailleurs. J’exerçais déjà à l’époque lointaine où des médecins peu scrupuleux, associés à des pharmaciens qui ne l’étaient guère plus, fabriquaient des gélules à bases d’extraits thyroïdiens, diurétiques et un ou deux autres poisons pour faire perdre rapidement à leurs victimes, le plus souvent du genre féminin, à la fois leurs kilos, leurs économies, et parfois la vie.
      Par contre, les hormones thyroïdiennes, soit T4, soit T3, soit un mélange des deux, sont heureusement encore autorisées partout dans le monde, même si le challenge de certains médecins comme moi consiste justement à tenter de s’en passer.
      Enfin, je vous remercie pour votre excellente suggestion de rédiger une « newsletter ». Je m’en occuperai dès que mon livre sera publié.
      Bien cordialement
      Dr Gimbert

  5. Manuel

    Bonjour, pour ma part j’ai le symptôme de l’intestin irritable et une thyroïdite de Hashimoto. Je suis convaincu que les 2 sont liés. Quand je respecte une diet alimentaire sans gluten, sans lactose, tout mes symptômes disparaissent. Je suis sous L-thyroxyne depuis 2 ans mais je ne crois pas à un traitement à vie pour résoudre le problème. Avec cette diet, je prend des compléments alimentaires comme spiruline, moringa,… par cures. En ce moment j’utilise de l’eau de quinton hypertonique, je ne mange aucun fruits de mer et peu de viandes. Et je combine avec du sport (trampoline fitness) régulièrement. J’utilise des huiles essentielles comme l’épinette noire en massage avec huile végétale sur plexus solaire et thymus.
    Pour ma prochaine prise de sang, je compte arrêter le médicament 1 mois avant l’examen. Depuis 2 ans mes taux sont assez similaires: T4 libre-17 / T3 libre-5,3 / TSH-1,5 / anticorps peroxydase 1100 / globuline 93.
    Quels seraient vos conseils pour me passer de traitement?
    Merci beaucoup par avance.
    Je vais relire votre article pour trouver des éléments de réponse.

    1. toubib57

      Bonjour Manuel,
      Je vous fais une réponse rapide car je sortirai en début d’automne un livre qui contiendra un maximum de réponses aux questions que la majorité des patients se posent. Par la suite, je traiterai certains cas particuliers au travers de ma page Facebook d’auteur.
      Vous avez répondu vous-même à votre question : « Quels seraient les conseils pour se passer de traitement ? ». Continuez les principes diététiques qui vous réussissent si bien pour soulager à la fois votre intestin et votre thyroïde. Comme vous l’avez deviné, les deux problèmes sont liés. Vous pouvez viser la rémission prolongée des deux affections… et à terme l’arrêt des médicaments.
      Bien cordialement
      Dr Gimbert

  6. Jalu

    Bonjour,
    Bravo et merci, article clair et précis. Quel bonheur si je pouvais trouver un médecin comme vous.
    Pour moi, TSH toujours plus ou moins basse, et petit goitre et nodules gauche et droit. Depuis 7 ans, scintigraphie, échographie et ponction. Et cela chaque année. L’année dernière j’en ai eu marre et est tout arrête, réflexion de mon médecin, ce n’est plus la peine de revenir….
    Je fais donc moi même le dosage. Aujourd’hui TSH à 0,011,T3 à 2,8 et T4 à 1,11. J’en déduit être en hyperthyroïdie par contre iode dans la norme à 180,5.
    J’ai commande du lycope pour bloquer production de T4 et ignatia Amara pour calmer le stress car je voudrais toujours finir avant de commencer mais pas de grande nervosité.
    Qu’en pensez-vous ?
    Merci infiniment du temps que vous prendrez à me répondre.
    Cordialement.

    1. toubib57

      Bonjour,
      Je vous fais une réponse rapide car je sortirai en début d’automne un livre qui contiendra un maximum de réponses aux questions que la majorité des patients se posent. Par la suite, je traiterai certains cas particuliers au travers de ma page Facebook d’auteur.
      En préambule, et pour tous les lecteurs, il serait souhaitable, quand vous communiquez des résultats hormonaux, de préciser les unités utilisées et les normes indiquées par le laboratoire car cela peut changer d’un labo à l’autre.
      Concernant votre cas, il n’est jamais souhaitable de se prendre en charge soi-même, non pas que vous en soyez moins capable que la plupart des médecins, mais en cas de pépin, vous seriez abandonnée à vous-même dans une sorte de sanction dont vous avez commencé à prendre la mesure avec votre médecin traitant… ! C’est proprement scandaleux, mais c’est hélas relativement courant.
      Une hyperthyroïdie se diagnostique d’abord sur des symptômes d’hyperactivité globale. Si vous n’en avez pas ou de manière insignifiante, il n’y a aucune urgence à faire quoi que ce soit. Une simple surveillance sera éventuellement nécessaire, et de manière beaucoup plus détendue que votre rythme actuel. Une échographie de temps en temps, une cytoponction uniquement en cas de très gros nodule. Quant à la scintigraphie, en faire une par an est totalement exagéré…
      Ce que vous faites est très bien. Ne vous obnubilez pas sur les taux sanguins. Appliquez les conseils d’hygiène de vie donnés dans mon article. Et faites vous suivre par un médecin micro-nutritionniste. On pourra en reparler dans quelques semaines.
      Bien cordialement
      Dr Gimbert

  7. Elisabeth

    Bonsoir docteur Gimbert,
    Habitant votre région (Calais), je regrette profondément de ne pouvoir vous consulter. Pourriez-vous me conseiller un bon professionnel ?
    Atteinte de Hashimoto nette, j’ai refusé de prendre du Levitherox et ai modifié mon alimentation pendant plusieurs années (mais avec gluten et rarement du lait).
    j’ai souhaité refaire un bilan, mais mon médecin a refusé de contôler les anticorps en me disant que c’était inutile car on n’en guérit pas. Résultat :
    – tsh normale : 2
    – T3 et T4 normales (basses)
    – échodopler : thyroide taille normale (alors qu’elle aurait dû être atrophiée et le médecin radiologue (appelé du scanner) m’a dit qu’il n’y avait plus de thyroïdite et que j’avais une pyramide de Lalouette hypertrophiée(donc de naissance, ce qui n’avait jamais été décelé dans les examens auparavant). un nodule est passé de 0,5 mm à 1 cm.
    Comme vous l’expliquez, ma TSH est normale, mais les symptômes sont encore présents : grosse prise de poids qui ne part pas, alors que mange sainement et que j’avais toujours fait une taille 40-42, mon nodule, un transit très court (selles molles à liquide depuis plus de 10 ans), oedeme etc…
    Je vais donc demander, le contrôle de mes anticorps, m’intéresser à mon microbiote et faire vérifier mon équilibre œstrogène/progesterone (j’ai vu dans une thèse qu’un manque de progestérone peut entraîner une hypothyroïdie et un transit court + pilosité – je suis ménopausée, 57 ans).
    Il est à noter que 2-3 ans avant le diagnostic Hashimoto, j’avais fait une autre maladie auto-immune : une sarcoïdose cutanée très rare et très invalidante sur le visage que le CHR n’arrivait à soigner (jétais dans un pogramme de recherche) : long traitement au Plaquénil inefficace. Quand on a voulu me passer au Metothrexate (sans savoir si cela allait marcher), j’ai refusé, ma vie n’étant pas en jeu, et suis allée en cure thermale qui m’a totalement guérie et qui des termes mêmes du Chef de Service dans un rapport relève du “miracle” (pour moi abaissement du stress et oligo-éléments en interne et externe profond).
    Vos conseils me seraient très précieux, ainsi que la recommandation d’un praticien qui pourrait m’accompagner.
    Avec tous mes remerciements,

    1. toubib57

      Bonjour Elizabeth,
      J’habite plus à l’Est que vous ne le pensiez (Lorraine) mais à vrai dire, je parcours toute l’année la France métropolitaine (dont votre belle région) et ultramarine pour former les professionnels de santé et donner des conférences.
      Concernant une adresse à vous recommander, je n’en dispose pas actuellement mais pour moi, l’idéal serait de vous faire suivre par un médecin titulaire, comme moi, du diplôme Alimentation-Santé et Micronutrition. Vous devriez pouvoir en avoir une liste dans votre région en vous rapprochant d’une ville de faculté (Lille, Amiens) qui prépare à ce diplôme.
      Je ne peux pas développer ici une réponse à votre cas mais j’écrirai un chapitre spécial dans mon livre à venir sur les maladies auto-immunes, que l’on peut évidemment guérir par des méthodes naturelles et apparemment c’est votre cas, aussi bien pour la thyroïdite que pour la sarcoïdose… ! En attendant, continuer à soigner votre microbiote, luttez contre l’hyperperméabilité intestinale, évitez le gluten, écartez les polluants et les fumeurs de votre environnement.
      Vous pouvez certainement être optimiste…
      Bien cordialement
      Dr Gimbert

  8. Girard

    Bonjour Docteur Gimbert

    Merci pour cet article qui est rassurant et important pour les personnes comme moi avec des problèmes de thyroïde
    Mon cas est un peu spécial puisque mes taux de TSH depuis 1 an sont dans la norme, la T3 aussi mais le taux de T4 est plus bas que la normale.
    J’ai donc pris un traitement naturel pendant 3 mois, Nathyroid, je ne sais pas si vous connaissez, et à la suite j’ai refais une analyse de sang et le taux de T4 continue à baisser doucement.

    Je remarque aussi un peu trop de calcium que la normale (je ne sais pas si ça a un lien) ainsi qu’un taux de sodium un peu bas..

    Mon endocrinologue me dit que pour elle pas besoin de faire quoi que ce soit, mais moi je ne veux pas laisser ce taux de T4 diminuer et me
    Retrouver un jour sous lyvothyrox

    Avez vous quelque chose à me conseiller ? Dois je faire un examen supplémentaire?

    Merci beaucoup

    1. toubib57

      Bonjour,
      Je vous fais une réponse rapide car je sortirai bientôt un livre qui contiendra un maximum de réponses aux questions que la majorité des patients se posent. Par la suite, je traiterai certains cas particuliers au travers de ma page Facebook d’auteur.
      La première question à se poser est : avez-vous des signes cliniques ? L’erreur à ne pas commettre serait de vous obnubiler sur des chiffres hormonaux qui se modifient sans cesse en fonction de votre alimentation. Il faut apporter 100 à 150 µg d’iode par jour et des acides aminés pour fabriquer de la T4. Si vous voulez savoir si vous ingurgitez suffisamment d’iode, faites-vous prescrire une iodurie des 24 heures et demandez à votre endocrinologue de vous conseiller sur l’apport iodé. Pour une fois qu’un endocrinologue ne vous met pas d’emblée sous Levothyrox, gardez-le !!
      Cordialement
      Dr Gimbert

  9. Sagne

    Bonjour j’ai pris connaissance de votre article, j’ai une question n’ayant plus de thyroïde (ablation totale en mars) je suis sous L THYROXINE 75 pouvez-vous me dire si le zinc peut-être prit et comment faire pour le poid j’ai déjà pris 5kg depuis mon opération. En vous remerciant
    Evelyne

    1. toubib57

      Bonjour Evelyne,
      Je vous fais une réponse rapide car je sortirai bientôt un livre qui contiendra un maximum de réponses aux questions que la majorité des patients se posent. Par la suite, je traiterai certains cas particuliers au travers de ma page Facebook d’auteur.
      Vous n’avez plus de thyroïde et l’on vous donne de la T4. Cette hormone doit être transformée en T3 pour compenser votre hypothyroïdie post-opératoire. Cette transformation ne peut se faire qu’en présence de certains micro-nutriments indispensables dont je donne une liste dans mon article. Le zinc en fait partie, comme le sélénium.
      Cordialement
      Dr Gimbert

  10. Yolande

    Dr Gimbert,bonsoir,
    Merci beaucoup pour votre article et vos réponses très éclairantes.Comme je le constate à la lecture des commentaires,nous sommes nombreuses ( apparemment une majorité de femmes) à rechercher une solution à nos troubles très invalidants .Personnellement,diagnostics maladie de Biermer,thyroïdite d’Ashimoto et Vitiligo.Traitement Vit B12 : 3 ampoules buvables par semaine( pdt deux ans le pollen suffisait pour la Vit B12,puis suis passée à l’injection et suite à une consultation avec médecin en micro nutrition,je suis passée à 3 amp per os),par contre ma gastrinemie continue d’augmenter (1700),la biopsie n’évolue pas ds le bon sens et malgré cela la surveillance fibro est passée à tous les 4 ans,même si désagréable,je ne comprends pas vraiment .. et en même temps le 100pour cent longue maladie a été supprimé… je me suis demandée si cela avait motivé l’espacement du suivi.pour la thyroïdite L Thyroxine 15gttes /j,et pour le vitiligo j’arrive à le contrôler avec bourgeons de platane que je reprends chaque année dès le mois de mai .Les bilans classiques TSH,T4,Vit B12 sont normalisés.Par contre depuis 2017 je suis confrontée à de longs épisodes de grande fatigue avec nausées,ganglions cervicaux et abdo douloureux et sensation de picotements niveau thyroïde et pfs toux sèche en fin de soirée ,gêne tout le long de la trachee..Vu gastro qui ne comprend pas, m’a orientée vers Dr médecine interne qui m’a prescrit scanner,qui est normal.Je suis démunie, je viens de consulter un Médecin spécialisé en micro nutrition et immunothérapie.J’ai débuté depuis un mois un ttt 2LEBV médicament homéopathique car ATCD infection ancienne par le virus Epstein Barr.(Le médecin de médecine interne me disait que l’infection ancienne n’avait aucune incidence??)
    Je dois faire un bilan complet du microbiote et recherche d’iodurie.Ce bilan est très onéreux,ainsi que tous les traitements complémentaires, malheureusement pas le choix ,je souhaite vraiment trouver solutions et revivre..Il y a qq temps j’ai bénéficié d’une parenthèse de qq jours où je retrouvais un équilibre sans symptôme,je revivais “normalement”,mais cela reste très ponctuel et je n’en peux plus.je me pose la question du moducar C. Ai également écouter Dr ORO de Suisse,conférence sur la thyroïdite d’Ashimoto,évoqué ttt ayurvédique, qu’en pensez vous? Et je me demandais également si ViT B12 autre qu’en ampoule plus naturelle car je me suis demandée si ce n’était pas une allergie à la Vit mais je doute qd même vu les picotements que je sens niveau thyroïde.Cela fait trois ans que je ne passe plus d’échographie.L’endocrino me dit que cela n’a plus d’intérêt.(atrophie)mais j’ai toujours espoir qu’elle se régénère.
    Je reste confiante.et évidemment,je vais devoir,je pense, supprimer le gluten.J’ai
    déjà bcp diminue les laitages .Je pense aussi au jeùne intermittent mais avec les ttt,je ne sais pas comment l’appliquer,peut être auriez vous des conseils à me donner.
    Je vous remercie infiniment d’avance pour votre reponse.
    Bien cordialement.

    1. toubib57

      Bonjour Yolande,
      votre histoire clinique ressemble à un roman-fleuve. Je pense qu’être prise en charge par un médecin micronutritionniste est une excellente chose pour vous. Je suis persuadé que vos atcdts de VEB sont pour beaucoup dans votre état de santé (une étude parue en 2018 dans une revue scientifique attribue pas moins de 7 maladies auto-immunes au virus d’EB).
      Il existe un (dernier) examen non remboursé mais pas excessivement cher qui s’appelle le bilan radicalaire. C’est une analyse sanguine à faire sur place dans un laboratoire spécialisé et qui dose les minéraux, vitamines et micronutriments. J’y ai eu recours très souvent chez mes patients car cela permet de rééquilibrer de façon très précise le métabolisme.
      J’y consacrerai un chapitre spécial dans mon bouquin.
      Dernier conseil : lisez attentivement mon article sur le “Dix commandements anti-âge”… quel que soit le vôtre !!
      Bien cordialement
      Docteur Gimbert

  11. FLORENCE

    Bonjour,
    J’ai vu en janvier mon endocrinologue qui me suit depuis 2016. J’ai plusieurs nodules dont un qui mesure 1.9 cm.
    Elle a voulu me mettre sous Levothyrox pour me faire réduire ce nodule mais je lui ai dit que j’allais réfléchir. Elle
    m’a menacé ensuite en me disant presque “tant pis pour vous, on sera obligé de vous faire l’ablation de la thyroïde.
    J’ai été secouée surtout que ces soucis proviennent de plusieurs chocs consécutifs et non d’abus quelconque.
    J’ai fait des séances d’acuponcture et des plantes de médecine chinoise. Je n’ai pas refait d’échographie. J’avais des glaires dans la gorge qui suite à ce suivi avaient disparues et je m’aperçois que j’ai de nouveau une gène. Lors de mon dernier dosage de TSH, je n’avais pas de dysfonctionnement. Mon problème est de réduire ce nodule et d’empêcher que les autres suivent le même chemin. Dites-moi svp ce que vous en pensez. Cordialement. Florence

    1. toubib57

      Bonjour Florence
      avez-vous d’autres éléments diagnostiques (scintigraphie, T3, T4, PCR) ? Vous a-t-on proposé une cyto-ponction du gros nodule ?
      Merci de vos informations complémentaires.
      Je ferai une réponse détaillée sur les nodules thyroïdiens dans mon prochain livre.
      Bien cordialement
      Docteur Gimbert

  12. Berengere

    Bonjour votre article est très intéressant et confirme ce que j’avais raison en arrêtant le levothyrox que je ne supportais plus.
    J’ai le syndrome de sheehan depuis mes 25 ans découverte de ma maladie 7 ans plus tard car les cas sont rares . J’ai 45 maintenant je prends des compléments alimentaires pour ma thyroïde car je suis en hypo mais finalement c’est mon hypophyse qui ne donne pas les bonnes informations puisque elle est nécrosée les médecins veulent tjs me remettre sous levothyrox alors que je ne veux plus en entendre parler je suis mieux sans. Les spécialistes, les livres parlent souvent d hashimoto etc mais jamais de des problèmes d’hypophyse pourtant il y a de plus en plus de personnes dans cette situation. Avez vous des conseils à me donner ?

    1. toubib57

      Bonjour,
      je vous remercie de votre message car effectivement je n’ai pas évoqué les pathologies hypophysaires à l’origine de troubles thyroïdiens.
      Pour les lecteurs de ce blog, je précise que le syndrome de Sheehan est une nécrose de la glande hypophyse suite en général à une hémorragie intracranienne. Or c’est l’hypophyse qui régule le fonctionnement de la thyroïde par le biais de la TSH qu’elle secrète.
      Dans votre cas, on ne peut évidemment pas se baser sur la TSH pour vous mettre sous Levothyrox. En effet, votre thyroïde est normale et elle fonctionne bien. Il suffit de l’aider à fabriquer ses hormones en lui apportant tous les nutriments nécessaires. Surtout ne prenez plus de Levothyrox car cela mettrait définitivement à l’arrêt votre thyroïde !!
      Je ferai dans mon livre un chapitre spécial en pensant à vous mais, en attendant, vous pouvez appliquer tous mes conseils pour vous passer de Levothyrox.
      Bien cordialement
      Docteur Gimbert

  13. NatG

    Tout d’abord un grand merci Docteur Gimbert pour votre implication et honnêteté. Je suis également concernée comme beaucoup d’autres personnes par le problème du levothyrox. Crise et scandale qui ne dit pas son nom. J’ai du changer de traitement à plusieurs reprises, soit 7 fois. En somme, j’ai testé les différentes formules mises à disposition, car sans thyroïde pas d’autre choix. Prise de Merck au lactose, achat en Andorre, baisse de la tension dès la prise (8.5), et douleurs articulaires violentes au bout de trois mois. Un seul comprimé de L thyroxine henning (sanofi),et hallucinations perte de la vue, et picotement dans tout le corps, les gouttes de chez SERB réservées aux nourrissons/ enfants, dès la prise nez qui coule, période de fin d’année, j’ai cru à une grippe, congestion nasale durant 3 mois, crise d’asthme sévère, brûlure dans la gorge et bouche, tenu 7 mois et demi. reprise de la NF pour voir, et animosité naissante, changement de comportement, pas moi même. Prise du Tcaps Ibsa, soit disant sans excipients à effet notoire, Dès la prise, grosse fatigue intense, j’ai pensé à la transition, puis nausées vomissement de mousse et paralysie des mains, et douleurs thoraciques, elle n’est pas conseillée pour les euthyroïdiens, et conseillé pour maladie de crohn ou MICI, c’est mon cas… Pris 2 ans l’ancienne formule du Maroc Merck SERONO, (notre ancienne formule), puis j’ai voulu testé le thyrofix de Unipharma, douleurs dans la tête, pression de la mâchoire, picotement sévère, tenu plusieurs jours, puis reprise de Merck en mixage avec du périmé et du Russe. Voilà, pour ma part, j’ai essayé toutes les alternatives et force est de constater que je ne tolère que celle qui nous a été retirée. Je suis devenue intolérante au gluten non cœliaque entre temps, et éviction du gluten de ce fait et lactose…les crises de fibro sont amoindries, et perte de poids considérables soit 14 kilos, mais pris avant 18 kilos. Nous sommes pris en otage, car sans thyroïde nous ne pouvons vivre. Notre alimentation joue un rôle prépondérant dans notre mieux être. Mais en attendant, sans cette formule, qui est toujours fabriquée et vendue dans les pays d’Afrique, nous sommes à la merci des labos pharmaceutiques. Merci encore de votre générosité de cœur. Coeurdialement.

    1. toubib57

      Bonjour et merci pour votre message amical.
      Votre histoire clinique est à la fois terrible pour vous et très intéressante sur le plan scientifique. En effet, elle confirme que le corps met beaucoup de temps à s’habituer à un traitement hormonal substitutif. Il faut souvent plusieurs mois. Il est donc criminel de modifier brutalement, pour des raisons bassement financières, l’équilibre auquel sont arrivés les patients.
      Bien cordialement
      Docteur Gimbert

  14. Robin

    Bonjour
    Votre publication est très intéressante
    J ai hashimoto depuis 2004 et j ai pris levothyrox comme beaucoup et n ayant pas supporté la Nf j ai pris euthyrox allemand jusqu’à en février de cette année
    Apres euthyrox Russe la cata
    On l a donné l thyroxine henning pas supporté je le suis retrouvée aux urgences cardiologique avec 20 tension et 139 pulsations et maintenant depuis 4 jours thyrofix
    J ai une grosse angoisse car je le sens très très mal et serait capable de faire une bêtise
    Pourriez vous me dire lequel de tous ces poisons serait le moins pire
    Aucune écoute des médecins qui ne sont juste en train de me convaincre de me faire vacciner au lieu de s occuper de mon état par rapport à ma thyroide
    Désolée de vous embêter mais je suis vraiment perdue
    Ou peut on trouver un nutritionniste endocrinien j ai cherché je ne trouve pas
    Merci en tout cas pour vos publications

    1. toubib57

      Bonjour,
      Dites-vous bien qu’en médecine, plus qu’ailleurs, il n’est jamais trop tard pour bien faire.
      J’espère pouvoir vous aider dans les semaines à venir à travers mes écrits.
      Bon courage à vous et encore un peu de patience.
      Bien cordialement
      Docteur Gimbert

  15. Bahia

    Merci beaucoup beaucoup je suis d’Algérie.et actuellement je suis désespéré avec ts l’es effets de haschimoto surtout la fatigue et douleur musculaire sans parler du poids 84pour1m:53
    Et déprime la totale après dix ans de lyvotirox là 125 mais rien n’a changé sa empire ts les symptômes sont là
    Je crois pas qu’il est des spécialistes ici
    Mais de rien avant je vous suivrai
    J’aurais aimé avoir votre page Instagram ou Facebook
    Mille merci je suivrai vos conseils

    1. toubib57

      Bonjour,
      vous êtes malheureusement comme des millions de personnes qui sont mal prises en charge au niveau thyroïdien.
      J’espère pouvoir vous aider prochainement à travers mes écrits.
      Bien cordialement
      Docteur Gimbert

  16. Bette Davis

    Bonjour,
    Diagnostiquée hashimoto à l’age de 25 ans (je viens d’en avoir 60 !), sous lévothyrox depuis tout ce temps. Je termine ma plaquette de euthyrox espagnol et ne veux pas
    reprendre la nouvelle formule qui m’avait donné des crampes. J’étais dosée à 87,5?mais ma tsh étant passé à 0,2 (avec de peits symptômes de nervosité) , j’ai diminué de moi-même de 12,5 et prends actuellement un cp de 75 eutirox chaque matin. Mais je ne me sens pas au top avec une gêne au niveau du cou. Ai-je eu tort de diminuer le lévo à partir d’une tsh de 0,2 (normes labo 0,38- 5,3)
    D’après ma dernière échographie, ma thyroide est complètement atrophiée. Du coup, même avec une alimentation saine, est-il possible que ma thyroide refonctionne ? Même un peu ?Je prends du Moducare C depuis plusieurs mois. . Et j’ai entendu parler de thyrégul, que pensez-vous de ces compléments ?
    Si je prends thyrégul, puis-je arrêter la thyroxine ou bien diminuer la dose au fur et à mesure ?
    Et sinon, quel autre substitut au lévothyrox me conseillez-vous ? Thyrofix ou Tcaps (j’ai vu que La l-thyroxine henning avait de nombreux effets secondaires). Je voudrais celui qui est le mieux toléré car je suis très sujette aux effets secondaires.
    Par ailleurs, étant ovo-végétarienne, je prends un complémént multi vitamines avec de l’iode(150ug) J’ai lu aussi que l’iode avec hashimoto pouvait provoquer un goître (que je n’ai jamais eu). Cela est-il vrai ou puis-je continuer à prendre ce complément ? Merci beaucoup pour vos conseils

    1. toubib57

      Bonsoir
      Je vous fais de suite une réponse car votre cas intéressera beaucoup de monde…
      En effet, il est à la fois classique, car vécu par des dizaines de milliers de personnes rien qu’en France, et original, car certains détails m’interpellent…
      Vous êtes sous Levothyrox pour une thyroïdite d’Hashimoto et on ne vous surveille que la TSH ? C’est vous-même qui adaptez vos doses en fonction de vos résultats sans tenir compte de vos symptômes ? Vous avez uen thyroïde complètement atrophiée (ce qui parait normal après 35 ans de de traitement hormonal) et pourtant elle semble vouloir encore fonctionner puisque vous êtes surdosée ?
      A votre place, j’appliquerai le régime alimentaire avec les nutriments d’appoint préconisés dans mon article et j’essaierai d’arrêter progressivement le Levothyrox en me faisant suivre par un médecin compétent. Essayez de réintroduire les poissons gras des mers froides (comme le saumon) et évitez les compléments nutritionnels à moins d’avoir une carence réelle et confirmée par un bilan radicalaire.
      Quant aux médicaments de substitution dont vous parlez, ce sont tous de la T4 comme le Levothyrox. Donc c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Lorsque je parle dans mon article d’abandonner le Levothyrox, c’est valable aussi pour ses génériques.
      Maintenant pour répondre précisément à votre question, lisez sur mon blog le post intitulé “Levothyrox la grande intox”. Vous comprendrez pourquoi votre intestin refuse les génériques. En tous cas, évitez les excipients contenant du mannitol ou des sels de mégnésium. Il ne vous reste que le Tcaps qui contient de la glycérine ce qui est un peu “moins pire”.
      Sinon vous pourriez essayer la L-Thyronine en gouttes buvables, certainement mieux tolérées que les comprimés et permettant une réduction puis un arrêt de façon très progressive du traitement hormonal substitutif (et toujours sous contrôle médical).
      Bien cordialement

  17. Chantale

    Wow, bravo!!! Votre article vient me rejoindre!!!

    Voici des petits témoignages, comme quoi notre corps peut faire des miracles quand on lui donne les bons outils nécessaires pour s’en sortir….
    Ma mère, dans les années 80, à eu la glande thyroïde brûlée à l’iode radioactif. Avant les traitements, elle était en train de mourir d’hyperthyroïdie. Mais les traitements faisait en sorte qu’elle passait de l’hyper à l’hypo, sa glande était incontrôlable. Une fois sa glande brûlée, elle est devenue hypo. Ils lui ont donc donner de la synthroïde (c’est la version au canada de votre levothyrox). Car je suis québécoise. Pendant 5 ans, ma mère à pris ce médicament, tout en faisant des changements alimentaires, et tout en prenant des suppléments visant le bien être de sa glande thyroïde.
    Un jour qu’elle était chez son chiro pour son mal de dos, elle lui parla du fait qu’elle se sentait (depuis quelques temps) très étourdie et fatiguée après la prise de sa synthroïde le matin. Le chiro lui demanda de lui sortir une pilule de synthroïdie (par chance elle avait son médicament avec elle), il m’y ensuite celle-ci sur son front et lui demande de faire des gestes de bras et de jambes, et fit de même sans la pilule. Les gestes furent plus pénibles à faire quand la pilule n’était pas sur le front de ma mère.. Le chiro dit alors à ma mère…. Va voir ton médecin et demande lui de faire des prises de sang pour vérifier ta glande, car, pour moi, celle-ci fonctionne de nouveau par elle-même et c’est pour cela que ton médicament ta causes de la fatigue et des étourdissements. Mais ne dit pas à ton médecin que c’est ton chiro qui t’envoi… il ne voudra pas te faire passer de test. Dis lui simplement que tu as des symptômes après la prise de ton médicament et que tu voudrais qu’il vérifie ta glande à l’aide de prises de sang.

    À la grande surprise du médecin, la glande thyroïde de ma mère s’était REGÉNÉRÉE. Elle aurait eu juste besoin de poussière de médicament, mais des poussières…. Ça ne se prescript pas avait-il dit à ma mère. Au bout de 5 ans de suivi, il ferma son dossier. Elle était guérie!!! Pendant plus d’une vingtaine d’année, sa glande à parfaitement fonctionnée. Elle est redevenue hypo il y a 4 ou 5 ans (elle aura 79 ans en juin). Elle prend de nouveau de la syntroïde et sûrement de nouveau des suppléments qui, malheureusement, elle avait arrêtée de prendre au fil des années. Comme sa mère (ma grand-mère), ma mère… moi aussi j’ai eu un problème de glande thyroïde en 2012. Je souffrais d’hypo. Prise de synthroïde que durant 2 mois. Car j’ai pris des suppléments qui vient nourrir la glande thyroïdie et moi aussi, tout comme ma mère, j’avais des étourdissements après la prise de la synthroïde peu de temps après avoir commencé à prendre mes suppléments (car moi je n’étais pas basebow comme ma mère, mais juste hypo comme ma grand-mère). Comme ma glande n’avait pas besoin d’être regénérée, ce fût plus rapide dans mon cas. Car moi aussi, à la grande surprise de mon médecin, ma glande thyroïde fonctionnait de nouveau sans l’aide de médicament.
    Un an plus tard, je faisais également des changements alimentaires et mes douleurs, brûlements intérieurs dans tout le corps et fatigue chronique ont fortement diminuées (je souffrirais de fibromyalgie) depuis l’âge de 18 ans (J’en ai 54 ans). Je n’ai jamais voulu le diagnostique (c’est moi même dans les années 90 qui avait mis le doigts sur mon problème, car les médecins me traitait de malade imaginaire, que j’avais des bébittes dans la tête. Quand j’ai découvert que je pouvais souffrir de fibromyalgie, après avoir vu une naturopathe d’écrire mes symptômes dans une émissions à la télévision, que les médecins ont commencé à croire que je ne fabulais pas. Mais comme la médecine était impuissante à m’en guérir et comme je suis anti-pilule, je n’ai jamais voulu avoir le diagnostique officielle.

    Maintenant je pratique le jeûne intermittent depuis 1 an et demi. Avant même de faire des recherches sur le net… j’avais réaliser que la fibromyalgie pouvaient être causé par la résistance à l’insuline, comme tout pleins d’autres maladies. Maintenant je sais que je serais nées avait une mauvaise flore intestinale (j’étais sur le bord de faire du diabète de grossesses lors de ma première grossesse (mon fils est d’ailleurs un T.E.D) troubles envahissant du développement). lui aussi à hérité de ma mauvaise flore. Mauvaise flore= mauvaise assimilation= mauvaise digestion= mauvaise élimination. Tout cela conduit à des carences. Depuis bébé naissant… le moindre rhume virait en bronchite asthmatique (avec convulsion durant l’enfance)
    Pour la première fois de ma vie depuis 6 mois, je digère bien. Je digère bien depuis que j’ai ajouté à mon alimentation (smoothies et mes céréales d’avoines à midi) des flocons d’avoine germées (non cuites). C’est de l’amidon résistant qui vient nourrir nos bonnes bactéries amies. Les amidons résistants sont les glucides qui ne se décomposent pas en sucre et qui ne sont pas absorbés par l’intestin grêle. Tout comme les fibres insolubles, ils s’acheminent à travers presque tout l’appareil digestif en demeurant inchangés et fermentent habituellement dans le côlon. En diminuant le niveau de pH dans le côlon et en aidant le corps à augmenter sa production d’acides gras à chaîne courte.
    mais je réalise également que j’ai un gros manquent de magnésium et que la détox en augmente les besoins Car oui, je sors encore du méchant. Je retrouve peu à peu mon odorat que j’avais presque complètement perdu après mon premier accouchement. Toute ces acides enfouies dans mes muscles etc… (qui sont la cause de mes brûlements atroces que je ressens dans tous le corps depuis près de 4 décennies), ne cessent de diminuer au fil du temps (même mes hallux valgus ne me font presque plus mal). Héritage de ma grand-mère et de ma mère.

    Jêune intermittent + une alimentation hypothoxique (donc sans gluten et produits laitiers qui sont très inflammatoires) + beaucoup de fibres non cuites riche en amidons résistant + des suppléments: magnésium, zinc, iode, complexe B en autres…. et votre corps fera des miracles!!!

    Et je sais maintenant que je risque de na pas hériter des problèmes coronariens du côté de mon père (que faisait également du diabète peu avant de mourir) et du diabète du côté de ma mère (ainsi que sa DMLA d’un oeil depuis 2 ans). Enceinte de moi, elle s’était fait dire par son médecin que son taux de sucre était haut.

    La résistance à l’insuline conduit à des troubles métaboliques. Il faut juste renverser le tout à l’aide de changements alimentaires et de jeûne, qui abaisseront la résistance à l’insuline. Même des carences (surtout celui du magnésium) augmente la résistance à l’insuline et donc… augmente l’inflammation de votre corps.

    Pauvres médecins dont les compagnies pharmaceutiques s’arrangent pour qu’ils en sachent le moins possible durant leurs études… Juste quelques heures de formation au niveau de la nutrition…

    Et pauvres gens qui prennent docilement leurs panoplies de pilules sans chercher d’autres alternatives… et qui croit dure comme fer que l’alimentation qu’ils leurs a été transmis est bonne pour leurs santé… alors qu’elle est encrassante.

    Mais des médecins et des gens prennent de plus en plus conscience que quelque chose cloche? Nous avons même droit au québec d’une clinique qui renverse les troubles métaboliques fondé par une femme médecin, ainsi qu’un canadien qui renverse le diabète de ses patients à l’aide de jeûne. C’est magnique!!! J’ai la chance d’avoir lu livre sur le jeûne intermittent de chacun de ses deux médecins.

    Je ne dis pas les noms de ces deux médecins… car je ne sais pas si j’en ai le droit???

    Bonne santé!

    1. toubib57

      Bonsoir Chantale,
      J’ai mis sur mon blog votre long mais intéressant commentaire, d’abord parce que je ne reçois pas tous les jours de courrier en provenance du Canada, et ensuite parce que c’est un formidable message d’espoir pour les millions de malades de la thyroïde et de victimes de Big Pharma.
      Merci pour ces anecdotes prouvant une fois encore que l’alimentation reste le meilleur des médicaments !
      Bien cordialement

  18. Danielle

    Comment vous remercier pour un article aussi bien expliqué que documenté : voilà 18 ans que je galère avec cette glande thyroïde.
    Heureusement il y a deux ans j’ai pris l’initiative de prendre des compléments alimentaires en cherchant de droite et de gauche des informations , tout en modifiant mon alimentation.
    Mille fois merci : Grâce à votre article je sais exactement les compléments qui me manquent mais je vais aussi me renseigner sur un médecin nutritionniste « ouvert »qui pourra m’aider à trouver un équilibre efficace pour T3,T4 .J’ai bien noté vos précieuses informations et je pourrai ainsi être plus vigilante….je vais rechercher votre blog et votre revue mensuelle.Merci, Merci quel courage de prendre ainsi position pour exercer votre métier!! Merci de continuer à vous mettre au service de la vraie médecine …ouf! Les vrais médecins existent encore.

    1. toubib57

      Bonjour,
      merci pour ce message qui met du baume au coeur.
      Bien cordialement

  19. Célie

    Bonjour,
    Un grand merci pour cet article.
    Traitée sous Levothyrox depuis près d’un an pour Hachimoto, les symptômes ont tant de mal à se calmer.
    Je recherche donc à travers diverses lectures car c’est mon truc les bouquins, des alternatives aux médicaments. Je vais suivre vos précieux conseils !
    Merci vivement !

    1. toubib57

      Bonsoir,
      bon courage à vous et tout mon soutien
      Bien cordialement

  20. Marie

    Bonjour ,
    Tout d’abord , un grand merci pour votre article!!!
    Je suis en hypothyroïdie (TSH 6,51), sans traitement. Je tente de soigner cela autrement.
    quelle posologie de Iodum me conseillez vous s’il vous plait ?
    Meme question pour Thyroidea ?
    Je vous remercie par avance ,
    Marie
    Bien cordialement,

    1. toubib57

      Bonsoir,
      votre cas semble malheureusement assez typique et pose plusieurs questions.
      Vous indiquez votre taux de TSH, mais avez-vous des signes cliniques d’hypothyroïdie ? Avez-vous fait un dosage de l’iodurie sur les urines des 24 heures ?
      Si votre iodurie est basse, prenez quotidiennement 100 microgrammes d’iode en granions tous les jours sauf ceux où vous mangez des produits de la mer ou en cas de séjour au bord de la mer.
      Conecernant la posologie homéopathique, et comme précisé dans mon article, elle est la suivante : Iodum metallicum 4 CH : 3 granules tous les soirs + Thyroidinum 4 CH : 3 granules tous les soirs.
      Et surtout ne débutez pas de traitement par Levothyrox !!!
      Bien cordialement

  21. Martine

    Excellent article ! Félicitations Dr Gimbert !
    Si on veut prendre l’homéopathie que vous préconisez, en plus du Levothyrox que je prends (37,5) que j’ai préféré sous-dosé car pas vraiment de symptômes ( à part, par période, insomnies ). (J’ai hypothyroïdie d’hashimo.).je suis à 5 de TSH.
    Dois je prendre chaque soir, l’iodum metallicum 4ch + le thyroidinium 4 ch ou l’un ou l’autre ?
    Je suis à 125 ugl/L d’iode.
    Je vous remercie bcp.

    1. toubib57

      Bonsoir,
      Il faut prendre les deux ensemble d’autant que vous avez une iodurie un peu basse. Je vous conseillerais même d’associer 100 microgrammes d’iode quotidiennement en granions.
      Faites un bilan hormonal avec les anticorps au moins une fois par an. Et débarrassez vous définitivement du Lévothyrox dès que les chiffres sanguins s’amélioreront.
      Bien cordialement

  22. Ella

    Bonjour Docteur,
    Grand merci pour votre article complet et éclairé qui, je l’espère, aidera de nombreuses personnes en errance médicale.
    Une question me concernant, je suis sous Euthyral depuis 8 ans pour une thyroïdite d’Hashimoto, bien stabilisée. Il semble à l’échographie que ma thyroïde se soit réduite à peau de chagrin. Il y a-t-il possibilité qu’elle refonctionne un jour par elle-même (avec une meilleure alimentation, d’autres prescriptions naturelles,…) ou suis-je soumise à prendre un médicament à vie ?
    Merci pour votre réponse et pour votre travail et beaucoup de réussite pour vos projets d’écriture.

    1. toubib57

      Bonsoir,
      tout d’abord sachez que la thyroïde a logiquement tendance à “fondre” en raison de son inactivité puisque le médicament fait le boulot à sa place.
      Appliquez tous les conseils préconisés dans mon article et surveillez votre bilan hormonal. Au moindre signe d’amélioration, réduisez aussitôt la posologie pour aider la thyroïde à refonctionner.
      Bien cordialement

  23. Michèle

    Bonjour. Merci bcp pour cet article excellent résumé de tout ce que tout médecin devrait savoir et pratiquer 👍
    Pour les sources de sélénium, ne peut-on également citer les noix du Brésil ? Et aussi appeler à la prudence qt au surdosage en Se. Ce fut mon cas.
    J’ai hashimoto avec des taux AntiTPO trop hauts. Sauf récemment où le taux avait bien diminué et je me suis fait une réflexion. Serait-ce un traitement préventif avec Artemisia (avant un safari africain) qui aurait agi sur les AntiTPO ? J’ai lu qq publications en anglais sur les effets de l’artemicine et hashimoto. Serai intéressée de lire votre point de vue. Merci bcp. 🙏🌹🌺

    1. toubib57

      Bonjour
      pour les sources de sélénium, j’ai justement cité certains fruits secs en écrivant : “Parmi ces derniers, soulignons l’apport important en sélénium fourni par les noix du Brésil dont 2 ou 3 suffisent à couvrir les besoins quotidiens”. Cela dit vous avez parfaitement raison sur les dangers de dépasser les AJR comme je l’ai prudemment précisé à la fin de mon article.
      Concernant votre très interessante question sur l’artemicine et Hashimoto, je vous donne mon point de vue personnel basé comme souvent sur ma reflexion et ma longue expérience. La maladie d’Hashimoto est une maladie autoimmune favorisée comme les autres par une hyper-perméabilité intestinale. Tout médicament ayant une toxicité intestinale, et l’artemicine en fait partie, est susceptible de rompre les liaisons intercellulaires intestinales. Donc cet antipaludéen a pu être responsable de l’apparition des antiTPO. Suivez les conseils nutritionnels que je donne dans la dernière partie de mon article.
      Bien cordialement

  24. Anne-Claire

    Bonjour,
    Je suis devenue végétarienne depuis 1 an. On vient de me diagnostiquer la maladie d’Hashimoto suite à une recherche d’anti-TPO. D’après vos conseils en alimentation, cela aurait-il un lien direct ?
    Merci de votre réponse.
    Cordialement,
    Anne-Claire

    1. toubib57

      Bonsoir,
      je vous rassure, ce n’est pas parce que vous êtes devenue végétarienne que vous avez attrapé Hashimoto. Par contre la partie de l’article consacrée aux maladies auto-immunes vous concerne pour améliorer les choses.
      Cependant je suis intrigué par deux points. D’une part, pour quel motif êtes vous devenue végétarienne brutalement ? D’autre part, pour quelle raison vous a-t-on fait une recherche d’anti-TPO ?
      Bien cordialement

  25. elisa

    Vous êtes super, c’est bien malheureux qu’il y’ait aussi peu de médecins comme vous. Merci pour cet article. bonne continuation.

    1. toubib57

      Merci pour votre message qui m’encourage à continuer.
      Bien cordialement

  26. Denise

    Merci pour cet article, qui me fournit des éléments de réflexion et d’action très intéressants. Je partage malheureusement l’expérience que vous décrivez, aucune écoute ni aucune véritable prise en charge des symptômes de l’hypothyroïdie par un corp médical peu renseigné et ne cherchant pas à l’être plus. C’est assez déconcertant que rien n’évolue, quand on sait les conséquences de ces symptômes dans tous les domaines de la vie.
    Bien cordialement
    Denise

    1. toubib57

      Bonsoir Denise,
      je ne peux que former le voeu que vous croisiez le chemin d’un médecin compétent et empathique. Il doit bien en rester quelques uns !
      Bon courage et bien cordialement

  27. cassandra O.

    Bonjour, je suis super fatiguée en ce moment (période de partiels) et j’ai également des problèmes de peau. Je teste pas mal de nouveautés en ce moment et je pense bientôt tester la vitamine C en pillule! Qu’en pensez-vous? La marque Vitamin Express a de super avis https://www.vitaminexpress.org/fr/opc-vital-opc-gelules
    Il y a l’air d’avoir pas mal de d’avantages, plutôt qu’un sérum classique de vitamine C!
    Merci beaucoup pour cet article!
    Cassandra

    1. toubib57

      Bonjour,
      concernant la vitamine C, j’en parle dans mon article. Les AJR sont de 80 milligrammes par jour et si vous en prenez plus, ça part directement dans les urines. Cela signifie qu’un seul fruit de taille moyenne ou une poignée de petits fruits couvre largement vos besoins quotidiens.
      Plutôt que de gaspiller de l’argent dans des compléments nutritionnels trop chers et d’une utilité douteuse, je vous conseille d’effectuer dans un laboratoire agréé un bilan radicalaire. Cet examen que j’ai beaucoup pratiqué en médecine sportive et en micronutrition coûte une soixantaine d’euros et on dosera tous les micronutriments indispensables (vitamines, oligoéléments, minéraux). Vous pourrez alors compenser exactement ce qu’il vous manque et vous serez en super forme.
      Bon courage pour vos partiels et bien cordialmeent

  28. Jeanne

    Bonsoir
    Suite à une prise de sang
    Mon dosage de TSH est de 4.85 pour la toute première fois au lieu de 3 auparavant
    Je l’ai effectué sous solupred
    Merci de me renseigner

    1. toubib57

      Bonsoir,
      pouvez-vous m’en dire un peu plus et surtout les raisons pour lesquelles on vous dose régulièrement votre TSH ? Et si au moins une fois, on a un peu élargi aux hormones T4 et T3 ?
      J’ai peur que vous soyez l’une des multiples victimes de ce que je condamne dans mon article…
      Bien cordialement

      1. Jeanne

        Bonsoir
        Merci de votre réponse
        J’ai 69 ans et depuis toujours mon médecin traitant demande la TSH lors de ma prise de sang annuelle voir 18 mois
        Première fois à 4.85
        Il n’est pas inquiet et me demande de recontroler dans 3 mois en me disant que la TSH peut très bien diminué mais sans plus!!!!
        Je suis en plein accord avec vous car je ne veux pas de lyvotyrox et préfère un autre
        complément
        Merci infiniment de me conseiller
        Jeanne

        1. toubib57

          Bonjour Jeanne,
          avez-vous des symptômes cliniques évoquant un mauvais fonctionnement de la thyroïde ? Si oui, le contrôle annuel de la TSH est justifié et dans votre cas, il suffira probablement d’apporter un peu d’iode alimentaire (produits de la mer) ou en complément nutritionnel (100 µg par jour) pour que vous ne soyez jamais mise sous traitement.
          Si par contre, vous n’avez aucun symptôme, le dosage systématique de la TSH n’a strictement aucun autre intérêt que de vous amener un jour à prendre un traitement et enrichir un peu plus Big Pharma.
          Car, comme disent les médecins : “Levothyrox un jour, Levothyrox toujours !!”
          Ne vous laissez pas abuser…
          Bien cordialement
          Docteur Gimbert

    2. Jeanne

      Bonjour
      Merci de votre réponse
      Pour faire suite a mon précédent message
      A chaque prise de sang annuelle. Il fait la recherche malgré une TSH toujours entre 2 3 et 2,83 sauf cette fois où passée à 4.85
      Pas inquiet il me dit de la recontroler dans 3 mois et que ça peut bien redescendre
      Si persistance me parle du lyvotyrox bien entendu!!!
      J’ai 69 ans et refuse ce médicament sachant aucun symptômes en plus
      Merci infiniment de me conseiller un complément qui puisse palier à ce problème
      Je vous remercie infiniment de

      1. toubib57

        Ce deuxième message répond au mien…
        Finalement, c’est encore pire que ce que je craignais. Ne prenez RIEN et ne dosez plus votre TSH si vous n’avez “aucun symptôme”. Ne devenez pas la six millionnième victime française du Levothyrox !!!
        Bien cordialement
        Docteur Gimbert

        1. Jeanne

          Merci Docteur de votre réponse si sincère
          Je pense comme vous
          Mon médecin me demande de recontroler dans 3 mois mais je vais attendre
          Étant très inquiète j’ai je prends le complément alimentaire NATHYROIDE du laboratoire Papillon pour normalement faire baisser la TSH
          Je tiens à vous remercier car au moins Vous ne parlez pas du Lyvotyrox et moi je refuse aussi
          Si cette TSH n’avait pas été contrôle systématiquement depuis plus de 20 ans je n’aurais rien su car pas de symptômes
          Merci de votre réponse

  29. Judith

    Après avoir insisté pour avoir une analyse plus poussée que la TSH, mon médecin (j’ai profité que c’était une remplaçante…) m’a prescrit l’analyse de la T4. Je suis au minima des taux “normaux” mais cela me confirme que je suis au ralenti. J’ai de nombreux symptômes concordants (système digestif paresseux, frilosité, fatigue, prise de poids). Je suis déjà sans gluten et sans lait depuis plusieurs années (heureusement dirais-je) mais suis passée à un régime presque sans viande et poisson. Je vais peut-être m’y remettre un peu et voir si ça aide. Je mange des œufs (souvent) et du tofu (parfois) et de fromage au lait cru (bp de chèvre). Les résultats de la T4 seraient sans doute inférieurs si mon régime alimentaire était classique. Malgré tout, je sens ces dernières années une amplification des symptômes sans doute due à l’arrivée de la ménopause. Je ne sais pas à qui m’adresser pour avoir un diagnostic et une supplémentation adaptée mais en attendant je vais tester l’homéopathie car j’y suis en général sensible. Faut-il suivre ce traitement à vie ou l’arrêter quand on observe une amélioration ? Merci de m’avoir lue et surtout merci pour votre article qui m’a beaucoup aidée.

    1. toubib57

      Bonjour,
      vous présentez effectivement des symptômes cliniques d’hypothyroïdie. Faites un dosage sanguin de l’albumine, de la T3 et de la CRP (pour l’inflammation) ainsi qu’une iodurie sur les urines des 24 heures. Si comme je le pense vous êtes carencée en iode et protéines animales il faudra vous résoudre à vous supplémenter en micronutriments et modifier un peu votre alimentation.
      Tenez moi informé.
      Bien cordialement

  30. Hatt

    Bonjour,
    Votre article s ajoute à des centaines d articles lus depuis des mois. Notamment le livre du médecin belge Claeys et celui de Caroline Lepage où elle dit que Cytomel l a sortie d affaire. Merci pour votre clarté.
    Je vois que votre clairvoyance déplait. Sujet que je connais très bien, dans l institution de l éducation nationale. Toute institution souhaite garder ses secrets quitte à mentir.
    Vous êtes courageux, bravo.
    Pour ma part, santé catastrophique, pas de vraie prise en charge. Certaine d être en hypothyroidie, les valeurs sont ok donc hypothèse de la résistance des récepteurs aux T3. Voir livre de Dr Teitelbaum sur Fatigued To fantastic.
    Beaucoup de difficultés avec les médecins qui ne prennent pas en compte l ensemble de mes symptômes.
    A 47 ans je ne me résigne pas encore à me dégrader si vite.
    Est-ce qu il serait possible d échanger plus précisément avec vous?
    Cordialement

    1. toubib57

      Bonjour,
      Je partage votre sentiment sur un problème de T3.
      Vous pouvez utiliser la page contact en m’envoyant confidentiellement et en pièce jointe vos résultats d’examens. Je vous donnerai mon avis en toute simplicité et nous pourrons échanger à ce sujet dès que j’aurai un petit créneau dans mon emploi du temps.
      Bien cordialement

  31. globi

    Bonjour,
    On m’a enlevé ma thyroïde à 22ans et en douze ans ma Tsh n’a été “normale” que quelques mois d’affilée, plutôt toujours très basse, avec des symptômes d’hyper: nervosité, grande fatigue, palpitations, troubles du sommeil, mais aussi des baisses de libido, peau sèche, indécision, fatigue, deprime… J’ai envie de suivre vos conseils (sauf pour la viande rouge, il m’est devenu dégoûtant de manger des mammifères) mais je voudrais vérifier que c’est ok à priori avec ma situation, que ça ne risque pas de baisser encore la TSH. Je suis très mal suivie et clairement je pense que l’alimentation est une clef. Merci pour votre article, ça fait du bien de recevoir des informations claires comme ça!

    1. toubib57

      Bonjour,
      comme vous l’avez compris, je déplore dans mon article que de nombreux médecins ne s’occupent que de la TSH sans tenir aucun compte du ressenti des patient(e)s.
      Vos cas personnel l’illustre parfaitement. J’imagine que vous êtes sous Levothyrox ou équivalent. Faites un bilan biologique complet (hormonal, autoanticorps anti-TSH et iodurie des 24 heures) et communiquez moi les résultats ainsi que les raisons de votre throïdectomie et votre traitement actuel. J’essaierai de vous conseiller en toute amitié.
      Bien cordialement

  32. Asslaouy

    Bonjour docteur ,bravo pour votre super article riche en informations !
    J ai la maladie d hachimoto avec ablation d une partie de ma glande et je suis en hypothyroidie je présente des symptômes très gênants j ai un sommeil très perturbé avec une baisse d energie importante je me bas depuis des années avec les andocrinologues que j ai pu aller voir et jamais aucun ne ma fait faire des prises de sang pour contrôler la t3 ils me rient tous au nez .
    Mais je continue d esperer qu un jour je m en sortirais ma question pensez vous que mon problème d insomnies puissent venir de ma maladie d hachimoto ?merci et bonne continuation

    1. toubib57

      Bonjour,
      il est très possible qu’il y ait un lien, non pas avec Hashimoto, mais avec le terrain d’autoimmunité.
      Je vous engage à relire la partie consacrée à l’autoimmunité dans mon article et surtout je vous souhaite de trouver un médecin qui fasse preuve d’un peu plus de sérieux et d’empathie à votre égard.
      Bien cordialement

  33. Martine

    J’aurai aimé avoir un peu plus d’éléments sur l’hyperthyroïdie, beaucoup d’explications sur l’hypothyroïdie, existe -tilleul un régime spécifique pour l’hyperthyroïdie, merci de me donner quelques elements

    1. toubib57

      Bonjour,
      comme je l’explique au début de mon article, les hyperthyroïdiens sont des hypothyroïdiens en devenir. Cela signifie que dans la majorité des cas le traitement aboutit à une destruction partielle ou plus souvent totale de la glande, soit par médicaments, soit par irradiation, soit par chirurgie.
      Cependant, lorsque l’hyperthyroïdie est d’origine auto-immune, vous pouvez appliquer tous les conseils que je donne dans la dernière partie de mon article, celle-ci concernant aussi bien l’hypo que l’hyperthyroïdie.
      Bien cordialement
      L

  34. Lobna

    Bonjour Dr Gimbert,
    Cet article est une vraie mine d’or pour les personnes souffrantes de cette maladie qui j’ai l’impression touche de plus en plus de monde ! Merci beaucoup pour toutes ces informations tellement utiles !
    Personnellement, on m’a découvert des nodules à la thyroïde lors de ma première grossesse, mon ancien médecin traitant qui faisait de vraies auscultations et que j’ai dû malheureusement changer suite à un déménagement, m’avait adressé à un endocrinologue qui me demande de faire une prise de sang pour la TSH et une échographie tous les ans, j’ai quand même été opérée il y a 3 ans et demi pour une ablation de la partie droite de ma glande thyroïdienne car les nodules étaient un peu gros et ma TSH a toujours été dans “la fourchette”, j’ai quand même dû prendre de la L-thyroxin durant ma dernière grossesse puis les 2 premiers mois post-accouchement ensuite on m’a dit d’arrêter … Mais malheureusement que ce soit sous traitement ou sans, je ressens comme vous l’avez si bien décrit des symptômes qui s’apparentent à de l’hyperthyroïdie mais aussi à de l’hypothyroïdie, donc, j’ai tenté d’en savoir plus auprès de mon nouvel endocrinologue qui bien que lui ayant décrit de quoi je souffrais quotidiennement, a répondu que même si ma TSH augmentait au fur et à mesure des années, le résultat était toujours bon car dans la fourchette et que je n’étais ni en hyper ni en hypothyroïdie et m’a donc suggéré que je devrais peut-être voir d’autres spécialistes pour mes problèmes qui sont les suivants : tachycardie sur une bonne période mais maintenant ça a diminué ( actuellement, j’ai des arythmies mais le cardiologue n’a pas décelé d’anomalie au coeur donc il faudrait faire du sport et limiter le stress selon lui) ,une extrême fatigue/manque de vitalité surtout durant mes cycles de menstrues, un état de déprime constant avec des changements d’humeurs fréquent, un amaigrissement, de la frilosité, beaucoup de nervosité, des problèmes de sommeil : réveils nocturnes avec difficulté d’endormissement, des problèmes d’acné au niveau du bas du visage et du cou mais cela est entré dans l’ordre depuis peu bien que je ressente une déshydratation au niveau de la peau et des muqueuses qui perdure.
    Je vous dis tout cela car je suis réellement perdue, mes problèmes sont minimisés par mes proches car je ne prends aucun traitement et les médecins ne semblent pas prendre en compte mon état clinique, je me sens seule et j’ai comme l’impression à force que tout ça est de mon fait, que ce serait parce que je ne ferais pas ce qu’il faut et pourtant, je prends même des compléments alimentaires pour m’aider car je manque de force voire de motivation pour manger toujours équilibré et manque souvent d’appétit…
    Si vous pouviez m’apporter ne serait-ce qu’un seul conseil qui pourrait un peu m’aider, je vous en serais sincèrement reconnaissante.
    Une question aussi concernant votre livre sur la vaccination, où pourra-t-on se le procurer svp ?
    Merci à vous de partager votre savoir et votre temps sur ce blog.
    Bien cordialement.

    1. toubib57

      Bonjour,
      pour un médecin, votre dossier médical parait fort intéressant et j’aurais eu beaucoup de plaisir à m’en occuper si j’avais encore été en activité.
      Si j’ai un conseil à vous donner, ce serait de faire une fois pour toutes un bilan complet de votre thyroïde, tant en imagerie qu’en biologie incluant tous les anticorps anti-thyroïdiens, en particulier les anticorps anti-récepteurs de la TSH qui provoquent alternativement des symptômes d’hyper et d’hypo-thyroïdie. Dans ce cas, le traitement ne serait pas hormonal mais immuno-modulateur.
      Tenez-moi informé.
      Quant à mes prochains livres, si je trouve un éditeur pour le premier, je lui resterai fidèle et vous communiquerai ses coordonnées.
      Bien cordialement

  35. Flore

    Bonjour Docteur,

    Merci beaucoup pour cet article de qualité, éclairant et si complet.
    J’ai eu un épisode d’hyperthyroïdie il y a de nombreuses années, mon médecin m’a fait faire une scintigraphie et je n’ai pas eu de traitement ni d’opération à la suite.
    De nombreuses années après, je prends maintenant du levothyrox pour une hypothyroïdie.
    D’après vous, cette hypothyroïdie est-elle liée à l’irradiation de la scintigraphie ?
    Et ai-je l’espoir de pouvoir suivre vos conseils alimentaires et arrêter le levothyrox ?
    Je vous remercie beaucoup pour votre réelle implication pour notre santé (à la différence de nombreux médecins…) et je vous souhaite une bonne continuation.

    1. toubib57

      Bonjour,
      l’irradiation provoquée par une scintigraphie est bien trop faible pour détruire la thyroïde.
      Par contre il est fort nprobable que l’épisode hyperthyroIdien a été précurseur, surtout si votre pathologie s’inscrit comme tant d’autres dans le cadre d’une auto-immunité.
      Je ne connais pas votre dossier mais il est certain que mes conseils alimentaires ne pourront qu’améliorer la situation.
      Bien cordialement

  36. Christine

    Bonjour,
    Je viens de lire avec une très grande attention votre article dense, détaillé et très explicite.. merci beaucoup de permettre la transmission de ces précieuses informations. Pourtant très à l’écoute de toutes les publications sur le sujet, souffrant d’une thyroïdite d’Hashimoto depuis 32 ans. Sous Levothyrox depuis 32 ans, avec des variations permanentes de dosages, je constate à mon âge (67ans) qu’effectivement beaucoup de soucis de santé et de déréglements divers ( peau, cheveux, intestins, articulations..) peuvent être liés. Alors je vais suivre avec soin les protocoles que vous préconisez.
    Je déplore toujours que des personnalités médicales compétentes et impliquées comme vous soient toujours muselées et empêchées d’exercer par une autorité hautement sclérosée et liberticide.
    Alors merci, merci , merci…
    Sur un autre plan, je vous indique que j’ai une amie qui est éditrice ( petite structure avec de grandes compétences ) et qui pourrait peut-être vous apporter un soutien potentiel. Elle vient notamment de publier le livre d’un de vos confrères ( Et l’humain dans tout ça! controverse sur la médecine de Claude Corman cardiologue et philosophe )
    Bravo pour votre combat courageux et utile..
    Très sincèrement

  37. Naeli

    Bonjour,

    Une question : en cas d’Hashimoto, j’ai entendu un généraliste dire que le fait de prendre de l’iode sous forme de iodure de potassium activait les auto-anticorps anti-thyroïdiens. Cela ne me semble pas logique. Si on est fortement carencé en iode, une nourriture riche en iode ne permettra pas forcément de parvenir à remonter son iodurie. Donc, avec Hashimoto, on reste carencé et on ne prend aucun complément. Pas très logique. Qu’en pensez-vous? Merci.

    1. toubib57

      Bonjour
      l’incompréhension vient du fait qu’il existe plusieurs sortes d’anticorps antithyroïdiens. Certains diminuent, d’autres augmentent le fonctionnement de la glande thyroïde.
      Les premiers provoquent Hashimoto, les autres Basedow. Par conséquent on ne peut pas raisonner de façon globale mais seulement au cas par cas.
      Si j’ai un peu de temps libre dans les semaines à venir, je compte publier un livre un peu plus détaillé que mon article. J’y expliquerai clairement le mécanisme des affections auto-immunes de la thyroïde et des anticorps.
      Beaucoup de patients ont du mal à comprendre… et certains médecins aussi ! En tous cas, si vous êtes carencé en iode, il faut en avaler… Cela semble effectivement logique.
      Bien cordialement

  38. mezai

    Bonjour Docteur,
    Je vous remercie pour cet article bien explicite,que j’ai bien apprécié car je souffre d’hypothyroïdie d’hashimoto depuis 2014 sous levothyrox ,actuellement je suis à 75ugr.
    une fois j’ai demandé à mon endocrinologue: est ce qu’il y’a des gens qui sont guéri de cette maladie,il m’a répondu que c’est très rare ,peut être 1%.
    le fait qu’il y’a des gens qui sont guéri cela veut dire que c’est possible.

    1. toubib57

      Bonjour,
      Si vous appliquez correctement les conseils micronutritionnels présentés dans mon article, vous pourrez probablement retrouver progressivement une vie normale et sans médicament
      Bien cordialement

  39. FLORENCE G.

    Votre article est tellement bien fait, clair, detaille, simplement explique et “bien fourni”: juste un bonheur a lire pour mieux comprendre sans difficulte. Un grand merci!

    Je vais de ce pas faire des recherches avec votre nom pour voir si vous avez ecrit des livres ou autres articles aussi interessants. Tres bonne continuation a vous.

    1. toubib57

      Bonjour,
      merci pour vos compliments qui me touchent beaucoup.
      En dehors de mon blog que je vais essayer d’alimenter un peu plus, j’écris des chroniques mensuelles dans une revue de santé naturelle “Révolution Santé”.
      Par ailleurs, je viens d’autopublier un premier livre (en attendant de trouver un éditeur) intitulé “Médecins, maltraitants, et… protégés!” sur une tragique histoire vraie.
      Je viens également de débuter la rédaction d’un autre livre, sur mes déboires avec certaines vaccinations, que j’espère sortir avant l’été prochain.
      Bien cordialement
      JCG

    2. Cécile

      Merci beaucoup pour vos explications cela fait déjà 17ans que je me suis fait opérer . Je n’est jamais eu autant qu’en lisant votre article explicite cordialement Madame Cecile.G

  40. RODRIGUEZ

    Bonjour, Merci pour votre article.
    Enfin un article clair avec de bons conseils éclairés, merci.
    J’ai néanmoins une question :
    Est il possible de suivre vos conseils lors d’une ablation totale de la Thyroide.
    En vous remerciant par avance.
    Cordialement,
    Sébastien.R

    1. toubib57

      Bonjour,
      Après une ablation complète de la thyroïde, vous n’avez définitivement plus la capacité à fabriquer de la T4, même en suivant tous les conseils nutritionnels donnés dans l’article. Vous devez donc prendre quotidiennement une substitution médicamenteuse pour vous apporter de la T4.
      Si par contre, tout en prenant un traitement, vous présentez des symptômes cliniques d’hypothyroïdie et que votre TSH est malgré tout normale, cela signifie que vous n’arrivez pas bien, au niveau de vos tissus et en particulier de votre foie, à transformer la T4 du médicament en T3, l’hormone active. Il faut donc doser la T3 dans votre sang, et si elle est effectivement diminuée, vous en faire prescrire par votre médecin.
      Donc mes conseils ne suffiront pas dans votre cas mais suivez les quand même car ils vous seront toujours bénéfiques.
      Docteur Jean-Charles Gimbert

  41. toubib57

    Bonjour,
    Votre question est tristement fréquente.
    Si vous ne voulez pas ou ne pouvez pas changer de médecin traitant, dites-lui gentiment qu’un de vos amis ou un membre de votre famille vous a parlé de la T3… En espérant que votre médecin ne se braquera pas !
    Surtout pas d’allusion à un article médical ou à une émission TV car les médecins les moins compétents sont souvent aussi les moins ouverts d’esprit.
    Bon courage à vous et tenez moi au courant.
    Cordialement
    Dr Gimbert

  42. NTONENEDIO

    Comment aborder ce sujet à son médecin traitant ,concernant l’examen dela T3?

  43. Aicha

    Bonjour Dr,

    J’ai lu votre article avec attention. Dommage que mon médecin traitant n’ait pas la même approche que vous sur mon hypothyroïdie ; se contente juste de la TSH. Me prescrit de L-Thyroxine Henning et c’est tout, la TSH est dans les normes mais le manque d’énergie, les kilos en trop, le manque d’éclat et l’indifférence , il faut que je vive avec. Je lui ai demandé un peu de T3, n’a pas voulu, ne m’envoie pas chez un endocrinologue.
    Que faire ? Merci et bonne journée

    1. toubib57

      Bonjour,
      Je vous réponds rapidement. Je n’exerce plus et l’Ordre des Médecins vient de me radier pour avoir dénoncé dans un livre intitulé « Médecins, maltraitants et… protégés ! » un cas grave de maltraitance en Ehpad perpétrée par deux médecins membres titulaires de l’Ordre (justement !).
      Malheureusement votre histoire personnelle recoupe celle de centaines de personnes traitées uniquement sur la TSH et parfois la T4L mais jamais la T3. Vous avez manifestement des symptômes d’hypothyroïdie. Prenez directement rendez-vous avec un nutritionniste-endocrinologue compétent qui pourra vous suivre correctement.
      C’est tout ce que je peux vous conseiller dans l’immédiat. Tenez-moi au courant des suites.
      Bien cordialement
      Docteur Jean-Charles Gimbert

      1. Hélène

        Bonjour,
        Une hypothyroïdie congénitale dépistée à 6 mois, traitée par les extraits thyroïdiens jusqu’à 13 ans, qui en passant m’ont développer un calcul à la vésicule à 11 ans et demi, et depuis 1981 au lévothyrox.
        Depuis le début de l’année, j’ai vu que je pouvais remplacer, le levothyrox par une alimentation plus équilibrée, mais j’avoue, pas de bilan depuis un an, aller chez le médecin en ce moment, je n’y tiens pas et attendre avec un masque non merci.
        Cela dit si vous connaissez un nutritionniste-dermatologue sur Carcassonne ou dans les environs je prends, car jamais mon médecin ne m’a dit que les aliments pouvaient améliorer le fonctionnement de ma thyroïde.
        Par conséquent, et depuis que je m’alimente mieux, j’en ressens les effets.
        Merci pour votre article que je garde bien précieusement, et qui me servira souvent.
        Cordialement
        Hélène

        1. toubib57

          Bonsoir,
          étant basé dans le Nord-Est, je ne connais personne dans votre belle région. Cependant, en tapant “médecin micronutritionniste Carcassonne” dans mon moteur de recherche, j’ai vu apparaitre un ou deux noms…
          Vous pouvez aussi vous adresser à la Société française de Micronutrition ou à l’Institut Européen de Diététique et de Micronutrion qui pourront vous conseiller utilement.
          Bien cordialement

          1. K.brah

            Bonjour, j’ai subi l’ablation de la thyroïde en 2012. Au cours de l opération, ils m’ont sectionné un nerf (de ce fait, j’ai la corde vocale paralysée) et ils ont endommagé les deux parathyroïdes. J’ai commencé à prendre levothyrox jusqu’en 2017. J’ai été victime du changement de la formule.
            Je suis passé à la thyoxine en gouttes. J’étais un peu mieux mais j’ai voulu passer au comprimé de thyroxine en octobre 2020 pour pouvoir voyager parce que avec les gouttes c était difficile. Après deux mois, j’ai commencé à avoir des problèmes de digestion, l’intestin comme paralysé, des crampes très douloureuses, une perte de poids,j’ai froid, je perds mes cheveux ,mais les analyses sont toujours dans la fourchette.
            Dois-je revenir vers les gouttes ou t_caps ? Répondez moi svp parce je souffre. Merci

          2. toubib57

            Bonjour,
            on peut dire que vous n’avez pas eu de chance, ni avec la chirurgie , ni avec la médecine.
            Vous présentez une alternance de symptômes d’hypo et d’hyperthyroïdie, ce qui signifie que votre traitement est totalement déséquilibré.
            Pour répondre à votre question, il vaudrait mieux revenir aux gouttes mais le flacon doit être conservé entre +2° et +8°, ce qui n’est pas très pratique en voyage.
            Sinon, passez au T-caps en commençant assez bas et en augmentant progressivement toutes les 4 à 6 semaines si nécessaire.
            Il vous faudra un peu de temps pour vous y habituer mais après ça devrait aller.
            Bien cordialement.
            Docteur Gimbert

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.